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La liste allemande
Gardiens : René Adler (Hambourg), Manuel Neuer (Bayern)
Défenseurs : Jérôme Boateng (Bayern), Benedick Höwedes (Schalke 04), Mats Hummels (Dortmund), Philipp Lahm (Bayern Munich), Per Mertesacker (Arsenal), Heiko Westermann (Hambourg)
Milieux : Lars Bender (Leverkusen), Julien Draxler (Schalke 04), Ilkay Güngogan (Dortmund), Sami Khedira (Real Madrid), Toni Kroos (Bayern Munich), Thomas Müller (Bayern Munich), Mesut Özil (Real Madrid), Lukas Podolski (Arsenal), André Schürrle (Leverkusen), Sven Bender (Dortmund)
Attaquants : Mario Gomez (Bayern Munich)
INNOCENT.O/HTP
La « pop-star » du football anglais David Beckham est arrivée jeudi à Paris où il devait s’engager dans l’après-midi pour un dernier défi au PSG, leader de la Ligue 1, avant de mettre un terme à 37 ans à une carrière lucrative et riche en succès.
En début d’après-midi, le joueur est arrivé à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Paris, où le PSG fait habituellement passer les visites médicales à ses futures recrues, dont il est ressorti à 15h15 souriant et détendu sous les applaudissements du personnel et de quelques supporteurs a constaté un journaliste de l’AFP.
L’hiver dernier, l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre (115 sélections) avait déjà failli signer à Paris mais, après un long feuilleton, il avait finalement décliné un salaire estimé à 800.000 euros mensuels et choisi de rester à Los Angeles, après avoir consulté sa famille et notamment sa médiatique épouse, l’ancienne Spice Girl Victoria Beckham.
Cette fois-ci, l’affaire est vraiment conclue, selon les médias britanniques et français.
La chaîne française BeInSport, qui diffuse les matches de L1, évoque « un contrat de six mois », d’autres médias une possible année supplémentaire en option.
Son directeur sportif, Leonardo, contacté par l’AFP, n’a en tout cas pas démenti l’information.
« Une marque »
Avec « Becks », le « Qatari SG » enrôlerait une figure du show-biz, une tête d’affiche adulée en Asie, qui lui ouvrirait de nouvelles perspectives marketing dans cet endroit de la planète. Et que l’ex-numéro 7 de Manchester United (1992-2003) ne soit plus que l’ombre du joueur qu’il était quand il a remporté la Ligue des champions avec les Red Devils en 1999 importerait peu aux nouveaux décideurs du PSG.
« Il est plus qu’un joueur, c’est une marque, une pop-star », avait déclaré à son propos Leonardo, en septembre 2011, en lui faisant un premier appel du pied.
Le Brésilien avait lui-même dirigé le joueur anglais à l’AC Milan lors du deuxième prêt de l’Anglais du Galaxy, club de Los Angeles d’un championnat nord-américain peu relevé, début 2010.
« Ca n’est pas encore officiel. Donc si c’est le cas, c’est une très, très bonne chose par rapport à l’exposition médiatique de la Ligue 1 », a pour sa part estimé jeudi le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps.
« C’est un joueur dont la personnalité dépasse le cadre du foot, comme Zlatan Ibrahimovic. Hors de nos frontières, ça donne une visibilité plus importante à notre championnat », a-t-il ajouté.
Beckham, star des tapis rouges et des soirées mondaines des derniers endroits chics du globe avec sa femme Victoria, n’a plus ses jambes de 20 ans, mais il peut encore dépanner dans le couloir droit. Et son expérience au Real Madrid (2003-07) montre qu’il ne déstabilise pas un vestiaire quand il est sur le banc.
Hamsik dans le viseur
Après les venues de Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva l’été dernier, puis du jeune espoir brésilien Lucas en janvier, ce serait un nouveau gros coup pour le nouveau riche du football français, qui a dépensé plus de 200 millions d’euros en transfert depuis son rachat par un fond d’investissement du Qatar (QSI) il y a deux ans.
Le club parisien a convoqué une conférence de presse à 17h00 au Parc des Princes en présence de son président, Nasser Al-Khelaifi, et de « Leo ».
Le milieu de terrain au pied droit d’une précision diabolique était sans club depuis l’annonce de son départ du LA Galaxy, après cinq saisons et demie aux Etats-Unis conclues sur un deuxième titre de champion national.
Il avait alors déclaré vouloir se lancer un « dernier défi » de joueur avant de prendre sa retraite et de revenir aux Etats-Unis, où il aura la faculté contractuelle de devenir propriétaire d’une des franchises de la Ligue nord-américaine.
Ces derniers jours, il s’entraînait en Angleterre avec Arsenal, pour se maintenir en condition physique.
En plus de l’Anglais, le PSG cherche aussi à faire venir une autre recrue avant la fermeture du mercato ce jeudi à minuit, Marek Hamsik, 25 ans, de source proche du club.
Le milieu offensif slovaque de Naples retrouverait à Paris son ancien partenaire Ezequiel Lavezzi, arrivé cet été dans la capitale en provenance du club italien. Le troisième homme du trio napolitain, l’Uruguayen Edinson Cavani, est aussi dans le viseur parisien, mais pour l’été prochain.
Depuis le début du mercato, le PSG avait surtout dégraissé avec les départs de Guillaume Hoarau à Dalian Aerbin (Chine) et Nene à Al Gharafa (Qatar), ainsi que les prêts de départs de l’Uruguayen Diego Lugano à Malaga (prêt) et d’Adrien Rabiot, jeudi, à Toulouse.
AFP
Le milieu offensif ou attaquant brésilien de Lyon, Michel Bastos, a été prêté à Schalke 04 jusqu’au 30 juin 2014 avec option d’achat, a annoncé mardi le club allemand sur son site internet.
Agé de 29 ans, Bastos était arrivé à l’Olympique lyonnais à l’été 2009 en provenance de Lille pour un transfert de 18 millions d’euros et un premier contrat de quatre ans.
Après avoir prolongé, il est lié jusqu’en 2015 avec l’OL pour qui il a disputé 142 matches (35 buts).
Toutefois, depuis trois ans, le joueur, qui compte 10 sélections avec l’équipe du Brésil et qui a participé au Mondial-2010 en tant qu’arrière gauche, s’est plutôt montré inconstant et a souvent été blessé.
AFP
L’attaquant international italien Mario Balotelli quitte Manchester City, où il n’était plus titulaire, pour l’AC Milan, a annoncé mardi la chaîne du club italien, pour un transfert évalué à 20 millions d’euros.
« Mario Balotelli au Milan, le joueur passera demain (mercredi) la visite médicale et signera son contrat », a annoncé Milan Channel.
Balotelli, 22 ans, retrouve la Serie A après l’Inter Milan (2007-2010) pour un transfert que les « Rossoneri » paieront en cinq annuités de 4 M EUR, plus 3 M EUR de bonus, pour un contrat de quatre ans et un salaire annuel de 4,5 M EUR, selon les chiffres cités par la presse italienne.
L’administrateur délégué « rossonero », Adriano Galliani, est parvenu à faire baisser le prix du transfert, qui était initialement de plus de 33 M EUR.
« Super Mario », un des héros de l’Italie finaliste de l’Euro-2012, revient à Milan pour relancer une carrière qui a singulièrement ralenti à City cette saison, entre matches sur le banc, même dans la tribune, disputes avec son entraîneur et mentor Roberto Mancini.
En Championnat d’Angleterre, il n’a disputé que 14 rencontres, dont sept comme titulaire, mais n’a marqué aucun but. Il n’a réussi en 2013 qu’un penalty pour les Sky Blues, contre le Borussia Dortmund en Ligue des champions.
AFP
Un sélectionneur contrôleur aérien de formation, un buteur surnommé Platini et un joueur-vedette, simple remplaçant à Lille: c’est ce cocktail improbable qui a permis au Cap Vert de se hisser en quart de finale de la CAN pour sa toute première participation à l’épreuve.
Personne n’aurait imaginé que ce petit pays de 513.000 habitants, novice en Coupe d’Afrique, parviendrait à se glisser parmi les 8 meilleures nations du continent. Les insulaires ont pourtant réussi cet exploit incroyable, damant le pion à une nation comme le Maroc pour terminer 2e du groupe A derrière l’organistaeur sud-africain au terme d’une partie à suspense contre l’Angola (2-1).
Anonymes avant de débarquer en Afrique du Sud, les voilà érigés au rang de stars de cet archipel situé dans l’Océan Atlantique. Leur qualification a surtout apporté un vent de fraîcheur à cette CAN.
Les Tubaroes Azuis (les Requins Bleus en portugais) n’ont ainsi pas hésité à bousculer le protocole d’après-match et ont débarqué en nombre à la conférence de presse avec drapeaux, vuvuzelas et chapeaux aux couleurs de leur pays avant d’être gentiment reconduits à l’extérieur de la salle par les officiels de la Confédération africaine et du comité d’organisation.
Le mérite de cette sensationnelle « success story » revient d’abord à Lucio Antunes, ancien entraîneur des moins de 21 ans, qui a pris les rênes de l’équipe A en 2010 avant d’en faire l’attraction de cette Coupe d’Afrique. Ce contrôleur aérien, obligé de prendre un congé sabbatique pour s’occuper de ses troupes, a totalement métamorphosé la sélection, dont le premier fait d’armes aura été d’éliminer le Cameroun d’Eto’o en phase qualificative.
Tout s’est ensuite enchaîné à merveille pour le Cap Vert et Antunes, avec parfois une bonne dose de chance. Contraint de remplacer au dernier moment l’attaquant de Reims Odair Fortes, blessé, le patron des Requins Bleus a eu le nez creux en jetant son dévolu sur Luis Soares.
Rebaptisé Platini en raison de son admiration pour l’ancien capitaine des Bleus, le joueur de 26 ans, qui a passé sa petite enfance en France, est entré dans l’Histore en inscrivant le premier but du Cap Vert en phase finale de la CAN face au Maroc (1-1).
« Platini était ma première idole, c’était normal que j’opte pour ce surnom », a expliqué l’attaquant.
Jusque-là, le cap Vert ne jurait que par Ryan Mendes, révélé au Havre avant de débarquer à Lille l’été dernier. L’ailier a crevé l’écran, notamment contre les Lions de l’Atlas avec une magnifique passe décisive, mais Platini et les deux héros de dimanche (les buteurs Varela et Helton) lui ont singulièrement volé la vedette.
« C’est comme si on avait fait un rêve totalement fou, a résumé le défenseur Guy Ramos. Mais on n’est pas qu’une bande de footballeurs, on est comme une famille. » Et si c’était ça finalement, le secret du Cap Vert?
AFP
Le Real Madrid gagne peut-être à nouveau, mais il ne sort pas des polémiques pour autant: jeudi, le président Florentino Perez a ainsi dû démentir une information selon laquelle les capitaines du vestiaire madrilène lui auraient posé un ultimatum au sujet de leur entraîneur José Mourinho.
Selon le journal espagnol Marca, qui titrait jeudi en Une « Président: en juin, c’est Mourinho ou nous », les capitaines madrilènes Iker Casillas et Sergio Ramos auraient en effet profité d’une réunion mardi avec Perez pour lui faire part de la volonté de nombreux joueurs de s’en aller si Mourinho restait à la fin de cette saison.
Une information qui a immédiatement été démentie par le président puis par Casillas et Ramos eux-mêmes.
Dans une conférence de presse convoquée expressément par Perez, le président du Real a qualifié de « simplement fausse » l’information de Marca, accusant le quotidien de vouloir « déstabiliser le club ».
Côté Marca, on faisait un peu marche arrière après cette intervention musclée de Perez.
Oscar Campillo, directeur du quotidien, s’efforçait ainsi de nuancer le propos de l’article sans être très convaincant: « Nous n’avons jamais écrit que Casillas et Ramos avaient lancé un ultimatum au sujet de Mourinho, simplement qu’ils avaient dit que de nombreux joueurs songeaient à partir si Mourinho était encore là la saison prochaine ».
Si la véracité de l’information reste donc à démontrer, cette polémique vient en tout cas s’ajouter à une longue liste d’altercations que Mourinho a bel et bien eues avec ses joueurs cette saison.
Presque dès le début de saison, l’entraîneur portugais a ainsi multiplié les escarmouches avec de nombreux cadres et Ramos et Casillas ont chacun déjà croisé le fer avec « The Special One » cette saison.
Le défenseur central avait ainsi été relégué sur le banc après la défaite des Blancs sur le terrain du FC Séville (1-0), le Portugais n’hésitant pas à lui faire en partie porter le chapeau du revers face aux Andalous.
« Mou » n’avait ensuite que très modérément apprécié le geste de Ramos qui, par solidarité, avait glissé sous son maillot un autre maillot au nom d’Özil, injustement mis sur le banc selon le défenseur international.
Les cendres de l’affaire Ramos avaient à peine eu le temps de refroidir que l’entraîneur portugais entamait déjà un bras de fer avec un autre poids lourd du vestiaire madrilène: Casillas.
Alors que le gardien espagnol, champion du monde et double champion d’Europe avec sa sélection, est sans doute l’un des rares joueurs à qui l’on ne puisse pas reprocher la trajectoire décevante des Merengue en championnat cette année (3e avec 15 points de retard sur le Barça), Mourinho l’avait relégué sans autre forme de procès sur le banc fin décembre, contre Malaga.
Avant de persister et de signer en janvier, contre la Real Sociedad.
Quand « Mou » de son côté prétextait l’état de forme du gardien, « en deçà » selon lui du jeune portier N.2 Antonio Adan, la plupart des observateurs n’hésitaient pas à y voir une forme de vengeance personnelle à l’égard d’un cadre que Mourinho a toujours considéré comme un « rebelle » à son autorité.
Alors que les Madrilènes ont repris du poil de la bête côté résultats – le Real vient en effet de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du Roi – ils semblent maintenant se concentrer sur la nécessité d’étouffer la moindre polémique. Mais celles-ci ont l’air d’avoir la vie dure.
AFP
Le défenseur central international espagnol du FC Barcelone Carles Puyol a prolongé son engagement avec le club catalan jusqu’en juin 2016, a annoncé mardi le Barça sur son site officiel.
« Carles Puyol a paraphé mardi après-midi l’extension de son contrat avec le club jusqu’au 30 juin 2016 », a indiqué le Barça.
« Signer ce contrat était important, mais le plus important était de rester. Mon idée est de continuer ici et jouer autant que je peux », a déclaré Puyol à la chaîne de télévision du FC Barcelone.
« Je vais prendre saison par saison. Mon rêve est de jouer jusqu’à 40 ans », a ajouté le capitaine du Barça.
Le précédent contrat de Puyol, 34 ans, se terminait à la fin de l’actuelle saison. Puyol, formé au FC Barcelone, a débuté en équipe première lors de la saison 1999-2000.
AFP
La Côte d’Ivoire est venue à bout dans les dernières minutes d’un Togo coriace (2-1) pour faire valoir, dans la douleur, son statut de favori dans la CAN-2013, grâce au tandem offensif constitué par Gervinho et Yaya Touré, samedi à Rustenburg.
Heureusement pour les Eléphants, il y a la paire Yaya Touré/Gervinho ! Ces deux-là se sont entendus à merveille, étant chacun à l’origine du but de l’autre et sauvant une partie qui sentait le score de parité, leitmotiv de cette CAN.
Car il fallut attendre la 88e minute pour voir les Ivoiriens confirmer sur le terrain la supériorité qu’ils affichent sur le papier, eux les grands favoris, finalistes de la dernière édition.
Aux Ivoiriens la maîtrise technique, aux Togolais l’enthousiasme, une répartition attendue. Mais ce qui l’était moins, c’était que les Eperviers pèsent autant que les Eléphants dans un match indécis jusqu’aux dernières minutes.
Pour les Ivoiriens, c’était l’efficacité maximale d’entrée de jeu: première situation, première occasion, et premier but lorsque Yaya Touré trouvait l’ouverture après un débordement de Gervinho et une frappe contrée (1-0, 8).
L’ouverture du score aussi tôt dans la partie a du coup assis le faux rythme des Eléphants, plus repus que morts de faim. Seul Gervinho, très en jambes, accélérait le jeu et martyrisait la défense togolaise, notamment l’arrière gauche Djéné.
C’est lui qui permettait aussi au même Yaya Touré d’envoyer un tir sur le poteau (44) et une frappe lobée que captait Agassa (76). Avant qu’un coup franc de Yaya Touré ne serve au deuxième poteau Gervinho, auteur d’une belle reprise en extension (2-1, 880).
Et au fait, Drogba? On l’aurait presque oublié, tellement il a joué au petit trot et ne s’est illustré que par des coups francs mal exploités. La prestation de l’idole a confiné à la transparence, au point d’être remplacée (74): un signe cruel, qui en tout cas ne trompe pas, alors que les siens devaient encore marquer pour l’emporter…
Or, dans cette CAN à hiérarchie sens dessus dessous, la fougue ébranle bien souvent les statuts. Et elle était togolaise, avec un Romao qui obstruait la construction ivoirienne ou un Gakpé qui ouvrait parfois des brèches. L’ailier de Nantes tirait d’ailleurs le corner sur l’égalisation de Jonathan Ayité, qui reprenait la balle +comme elle vient+ au milieu d’une défense orange passive (1-1, 45+2).
Une égalisation qui poussait le Togo à renforcer la défense en seconde période, avec un 5-3-2 destiné à préserver ce point face aux grands favoris de la compétition. Jusqu’à deux minutes de la fin du temps réglementaire.
De quoi donner des regrets à Adebayor qui avait procuré le premier frisson au stade quasiment vide en interceptant une passe en retrait de Kolo Touré, avant de perdre son duel avec le gardien ivoirien, Barry (2). Assez en vue en début de match, aimant à décrocher et très à l’aise dans les petits périmètres, le capitaine s’est néanmoins peu à peu éteint.
AFP
Alves (Valence/ESP), Julio César (QPR/ANG) – Daniel Alves et Adriano (FC Barcelone/ESP), Filipe Luis- Miranda (Atlético Madrid/ESP), Dante (Bayern/ALL), David Luiz (Chelsea/ANG), Castan (AS Rome/ITA) – Arouca (Santos), Hernanes (Lazio/ITA), Paulinho (Corinthians), Ramires-Oscar (Chelsea/ANG), Ronaldinho (Atlético Mineiro) – Neymar (Santos), Lucas (PSG/FRA), Luis Fabiano (Sao Paulo), Fred (Fluminense), Hulk (Zenith/RUS)
INNOCENT.O/HTP
Le match des 16e de finale de Coupe de France Rouen (Nat) – Marseille (L1), prévu mardi soir (20h55) à Rouen, a été reporté à une date encore inconnue en raison d’une fuite de gaz dans une usine chimique de la ville, sur décision de la préfecture de Seine-Maritime.
Cette fuite de gaz qui a débuté lundi matin à l’usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut (risque majeur), a poussé la préfecture à déclencher mardi le plan particulier d’intervention (PPI), mis en oeuvre quand un incident industriel est susceptible de dépasser le cadre d’une usine. Le report du match en est une des conséquences.
« Nous ne voulions pas nous retrouver avec 10.000 spectateurs à 2 km de l’usine sans aucune capacité à les confiner ou les évacuer si nécessaire », a déclaré à l’AFP la directrice du cabinet du préfet de Seine-Maritime, Florence Gouache.
La FFF avait auparavant annoncé le report de la rencontre « à une date ultérieure non encore définie sur décision de la préfecture de Seine-Maritime ».
« Il s’agit d’une conséquence indirecte de l’incident qui s’est produit (…) dans l’usine chimique Lubrizol située à Rouen », a précisé la Fédération.
Un de ses porte-parole a indiqué à l’AFP que « la FFF s’est conformée à la décision de la préfecture », soulignant que le stade Robert-Diochon, situé sur la commune de Petit-Quevilly, ville voisine de Rouen, était « très proche » du lieu de la fuite.
La nouvelle date du match sera arrêtée « très rapidement, peut-être dans la journée » de mardi, a précisé la FFF. Le directeur général du FC Rouen, David Ducci, joint par l’AFP au téléphone, a évoqué « le milieu de semaine prochaine ». « En tout cas il n’aura pas lieu demain (mercredi) », a-t-il souligné.
« Nous avons été les derniers avertis, par la Fédération, vers 11h55. Mais nous n’avons eu aucun contact avec la préfecture », a-t-il ajouté.
La décision de report a été annoncée en fin de matinée aux deux équipes et les joueurs de l’OM devaient rentrer à Marseille par avion dans l’après-midi, a précisé à l’AFP un porte-parole de l’OM.
« Match annulé, on rentre à la maison !! Réveil matinal pour rien !! », a écrit l’attaquant marseillais André-Pierre Gignac sur son compte Twitter.
« On a fait tout le voyage jusqu’à Rouen et le match est annulé. Mais c’est pas la fin du monde », a également twitté le milieu anglais de l’OM, Joey Barton.
Le prochain match de Marseille, troisième de la Ligue 1, est prévu samedi, à Rennes, pour la 22e journée.
La forte odeur de gaz de ville « sans risques pour la santé », selon le ministère de l’Intérieur, a suscité l’émoi de nombreux habitants de Rouen et de la région, jusqu’à Paris.
Les émanations ont commencé lundi matin après que l’entreprise a détecté une instabilité sur une de ses spécialités. Une réaction chimique imprévue, qui s’est produite vers 8h00 lundi matin, est à l’origine de dégagements gazeux de type gaz de ville, selon la société.
Mardi vers 7h30, l’entreprise disait avoir « bon espoir » que l’incident soit résolu dans la journée.
Le match, très attendu dans la région – les 12.000 billets avaient trouvé très rapidement preneurs – avait d’abord été menacé par la neige qui recouvrait la pelouse, mais le terrain avait été déclaré praticable lundi.
Neuvième en National, le FC Rouen, club rival de l’US Quevilly (Nat.), le surprenant finaliste de la Coupe de France la saison dernière, (battu par Lyon 1-0), n’a plus atteint les huitièmes de finale de la compétition depuis 1999. Les « Diables rouges », alors en CFA2, avaient été éliminés en quart de finale par Sedan (D2).
Cette saison, ils ont notamment éliminé l’AC Ajaccio (L1) en 32e de finale (1-1, 3 t.a.b à 2).
AFP
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