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Par Douby Jean

 

Le premier tour de la 18e édition de la Gold Cup prendra fin ce mardi. Dans les groupes B et C, le débat reste encore ouvert et les quatre rencontres seront les unes les plus exitantes que les autres. Plein feu sur le calendrier.

 

Dans le groupe B, les Canadiens ont un sérieux avantage par rapport aux autres candidats. En cas de victoire, ils n’auront pas à s’inquiéter de l’issue de l’autre duel. Les Salvadoriens sont donc averties, ils auront du fil à retordre face à des Nord-Américains qui souhaitent poursuivre l’aventure.

 

La plus belle affiche mettra aux prises le Honduras et le Curaçao. Malheur au perdant. Les Honduriens qui ont une longueur d’avance vont devoir sortir le grand jeu pour éliminer les Curaçiens de la course. Cette rencontre annonce vraiment la couleur. Le vainqueur s’envolera vers les quarts de finale.

 

Dans le groupe C, trois sélections sont en course pour deux billets. Le Guatémala affrontera le maillon faible à savoir la Guadeloupe. Une victoire des Guatémaltèques débouchera certainement sur une qualification surtout si l’autre choc se termine sur un score nul. Si les Guadeloupéens arrivent à les accrocher, ils devront espérer un revers des Jamaïquains.

 

Entre le Panama et la Jamaïque, le combat sera assez rude. Les Panaméens auront besoin au moins d’un nul pour s’assurer de terminer en tête. Une défaite compliquera leur tâche. Les Reggae Boyz ne comptent pas faire de vague et souhaitent également filer au second tour.

 

À l’issue des deux rencontres, le premier du groupe B affrontera l’équipe qui s’offrira la 2e place dans le groupe C. Le premier du groupe C défiera le 2e du groupe B.

 

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Par Manesson Chery

 

La selection Haïtienne est une fois de plus sortie trop tôt de la Gold Cup. Avec un seul point au compteur et une nouvelle défaite face aux États-Unis (1-2), les Grenadiers quittent la compétition dès la phase de groupes, sans jamais vraiment peser. C’est la troisième fois consécutive que cela se produit. Et au-delà du résultat, c’est l’impression d’une équipe sans idée, sans fraîcheur, et sans véritable plan qui inquiète.

 

Le constat est dur mais clair : le groupe n’a pas su répondre à l’intensité du tournoi. L’impact physique, l’organisation collective et même la motivation ont fait défaut. Certains cadres étaient hors du rythme, ce qui reflète moins une question individuelle qu’un malaise collectif. Le projet sportif semble figé, incapable de se renouveler, et l’identité de jeu, qui avait pourtant fait espérer en 2019, s’est effacée dans la confusion.

 

Pourtant, dans cette compétition difficile, quelques motifs d’espoir sont apparus. L’entrée en scène de nouveaux visages comme Ruben Providence, Don Deedson Louicius ou encore Danley Jean Jacques a offert un souffle nouveau. Ces jeunes ont montré du cœur, de la technique, et une volonté de prouver qu’ils méritent leur place. C’est peut-être là que réside le début d’un renouveau.

 

Dans le même temps, une autre question essentielle s’impose : où en est la stratégie de la sélection nationale en matière de renouvellement ? Depuis plusieurs années, on parle de la diaspora haïtienne comme d’un réservoir de talents. Et ce n’est pas qu’un concept. Des profils comme Odsonne Édouard (Crystal Palace), Jean-Kévin Augustin, Josué Casimir (Rodez), Jean-Ricner Bellegarde (Wolverhampton), ou Wilson Isidor, récemment promu en Premier League avec Sunderland, en sont des exemples concrets. Sans oublier d’autres binationaux , formés dans des contextes professionnels exigeants.

 

Le message publié par Jean Ricner Bellegarde sur le compte Instagram Haitifutball va dans ce sens. En appelant à l’unité, à la reconnaissance de l’effort, et à la patience, il exprime à la fois son attachement au pays et son envie de s’engager. Il suit l’équipe. Il est prêt à porter le maillot. Mais encore faut-il qu’un cadre existe pour l’intégrer avec sérieux et ambition.

 

Car si la diaspora est bien présente, elle ne doit pas être intégrée par simple symbolique. La sélection nationale n’est pas une récompense. Elle doit rester un lieu d’exigence et de mérite. Chaque joueur qu’il soit local ou venu de l’étranger doit y être appelé sur la base de sa forme actuelle, de son état d’esprit, et de son niveau de compétition. La sélection ne peut plus être gérée par loyauté, notoriété ou souvenir. C’est à ce prix que l’on retrouvera une équipe compétitive, capable de répondre aux défis qui l’attendent.

 

Mais tout cela n’aura de sens que si la Fédération haïtienne de football change de cap. Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas seulement des noms ou des idées, mais un projet structuré, une vision de long terme. Il faut créer une cellule technique dédiée à la génération 2026–2030, construire des réseaux de détection à l’étranger, et mettre en place des critères transparents et compétitifs pour composer l’équipe. Il est urgent de sortir de l’improvisation permanente.

 

Pire encore, le lien entre la sélection et ses supporters se détériore à vue d’œil. La frustration se transforme peu à peu en résignation. Sur les réseaux sociaux, dans les discussions d’après-match, chez les anciens joueurs ou les jeunes passionnés, le sentiment est le même : l’équipe nationale n’inspire plus confiance. Les discours vagues, les silences de la FHF, l’absence de communication sérieuse et la répétition des échecs alimentent ce climat d’abandon. La Gold Cup devait être une étape pour préparer les dernières phases éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Elle devient un signal d’alarme.

 

Aujourd’hui, Haïti est à un tournant. Si rien ne change rapidement, si on continue à faire les mêmes choix, à ignorer les signaux, à protéger les statuts au lieu de construire une équipe compétitive, alors l’élimination du mois de juin ne sera qu’un avant-goût de ce qui attend la sélection dans les mois à venir. Le football moderne ne récompense pas la nostalgie. Il exige de l’audace, de la rigueur et une remise en question permanente. Le moment est venu d’ouvrir une nouvelle page, de sortir des schémas usés, et de faire entrer une nouvelle génération dans le projet national. Les qualités sont là, les ressources humaines existent, il manque juste une volonté forte de changement. Il reste peu de temps avant les prochains rendez-vous. Mais il reste encore une chance.

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La sélection haïtienne a bouclé sa campagne de Gold Cup à la dernière place du groupe D, après sa défaite 2-1 face aux États-Unis. Encore une fois, Ricardo Adé a été très en difficulté dans la défense des Grenadiers, soulignant le fait que le joueur du LDU Quito n’arrive pas à reproduire en sélection ce qu’il fait en club. 

 

Le football a connu son lot de joueurs qui sont très moyens dans leur club, mais une fois arrivés en sélection, ils se transforment en top player. Le Chilien Eduardo Vargas en est un parfait exemple. L’inverse est aussi vrai, quand un footballeur est impérial en club mais fébrile en sélection. C’est le cas de Ricardo Adé avec l’équipe haïtienne.

 

Sur les deux dernières années, le défenseur de 35 ans a littéralement fait la loi dans le championnat équatorien et même sur la scène internationale. Pour les trophées collectifs, il a notamment remporté la Super Coupe et la Liga Pro au niveau local, et la Copa Sudamericana au niveau régional. Sur le plan individuel, il a été élu meilleur défenseur de la ligue, figurant dans l’équipe type de la première division équatorienne à plusieurs reprises.

 

Mais en sélection, sur la même période, c’est un autre Ricardo Adé qui foule les pelouses de la Concacaf. Pas nécessairement catastrophique lors de la plupart des matchs qu’il a disputé, l’ancien pensionnaire du Don Bosco fait cependant preuve d’une fébrilité qui contraste avec ses exploits en club.

 

Pour cette 18e édition de la Gold Cup, Adé était le leader désigné de l’arrière garde des Grenadiers, on comptait sur lui pour guider les troupes haïtiennes vers une éventuelle qualification pour le second tour. Mais sur le terrain, le dossard 4 des bleu et rouge a été très brouillon.

 

Lors du premier match, en plus de perdre quelques ballons sur des relances hasardeuses, il s’est effacé sur le penalty obtenu par l’Arabie Saoudite, laissant Frantzdy Pierrot provoquer la faute qui amène le seul but de la rencontre. Face au Trinidad, le carton rouge écopé par Duverne a handicap la défense haïtienne, mais sur le but de l’égalisation, Adé était présent et aurait du faire mieux, surtout qu’il est très bon de la tête.

 

Face aux États-Unis, on a eu droit à une performance catastrophique, Haïti a encaissé quatre buts, dont deux annulés pour des situations litigieuses. Le natif de Saint-Marc n’a été à la hauteur sur aucune de ces actions, contribuant malgré lui à la défaite des Grenadiers.

 

Présent dans les deux surfaces, buteur sur coups de pied arrêtés, très sur face aux attaquants adverses et bon relanceur en club, Ricardo Adé n’est rien de tout ça sous les couleurs haïtiennes, et les protégés de Sebastien Migné en ont subi les conséquences avec un seul petit point pris en trois matchs.

 

Les récentes partitions du joueur du LDU Quito posent deux grandes réflexions : celle de la relève en défense, et aussi une qui concerne la dernière phase des qualifications de la Coupe du Monde 2026. Sera-t-il présent ? Si oui, avec quel niveau de performance ? Ces questions méritent d’être posées.

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La sélection américaine a battu (2-1) son homologue d’Haïti, dimanche, lors de la 3e et dernière journée du groupe D de la Gold Cup. Excellente opération pour les hommes de Mauricio Pochettino qui portent leur série d’invincibilité en phase de groupes à 22 matchs.

 

Un coup de tête de Malik Tilman à la 10e minute a permis aux USA de forcer la décision dimanche soir à Arlington, face à une équipe haïtienne entreprenante à l’entame du match. Profitant d’une mauvaise relance du gardien américain Matt Freese, Deedson Louicius a remis les pendules à l’heure 9 minutes plus tard (1-1). Jusque-là, les États-Unis avaient passé près de 200 minutes sans encaisser de but. Mais ils n’ont pas douté durant ce match et ont fait la différence en seconde mi-temps (75e), avec une réalisation de Patrick Agyemang.

 

Les coéquipiers de Tim Ream ont été dominateurs jusqu’au bout. Notons qu’ils ont mis deux buts, annulés par la VAR. Ils terminent au sommet du groupe et leur prochain adversaire sera donc le Costa Rica, 2e de la poule A, en 8e de finale.

 

Notons qu’il s’agissait de la 5e rencontre de la Coupe d’or entre la Team USA et Haïti, toutes en phase de groupes. Les Américains l’ont emporté 4 fois. À titre de précision, les Américains sont invaincus en 10 matchs consécutifs contre Haïti (5 victoires et 5 nuls) depuis 1976. Ils se sont imposés lors des 3 dernières confrontations.

 

L’équipe américaine améliore ainsi sa série record en phase de groupe de la Gold Cup, en remportant les 3 matchs pour la 7e fois de l’histoire de la compétition. Une 3e lors des 4 dernières éditions. Elle n’a plus perdu depuis le 11 juin 2011 face au Panama (1-2) à Tampa. Depuis, elle reste sur 7 éditions et 22 matchs sans la moindre défaite (19 succès et 3 nuls).

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Par Douby Jean

 

Durant la toute dernière journée dans le groupe A qui s’est déroulée hier dimanche, les deux rencontres se sont terminées sur un score nul et et vierge. De fait, le Mexique arrive en première position.

 

La 18e édition de la Gold Cup avance à grand pas vers sa fin. Les qualifiés sont en majeure partie déjà connus pour le second tour. Le débat était presque clos dans le groupe A car le Mexique et le Costa Rica avaient déjà leur billet en poche mais le fauteuil de leader était toujours en jeu.

 

Il se jouait entre Mexiquains et Costariciens. Pendant les 90 minutes, les offensives n’ont rien donné et les deux sélections ont donc fait jeu égal (0-0). Un résultat profitable à l’El Tri qui s’installe au premier rang. Dans le duel des mal classés, la République dominicaine et le Suriname se sont également quittés bons amis (0-0).

 

À noter que le Mexique défiera l’Arabie Saoudite et les États-Unis se mesureront au Costa Rica dans le cadre des quarts de finale.

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Au lendemain de l’élimination de la sélection haïtienne de la Gold Cup 2025, on s’est levé ce lundi avec la gueule de bois après cette participation ratée, conclue par une nouvelle contre-performance face aux USA (1-2). Plus l’intensité monte, plus le Onze national craque.

 

Les Grenadiers sont éliminés dès le premier tour de la Coupe d’or pour la 3e fois d’affilée, en perdant logiquement contre la sélection américaine à Arlington, en match de la 3e et dernière journée du groupe D. Deedson Louicius a vainement égalisé à la 19e minute. Avec seulement un match nul récolté, Haïti termine en dernière position. Et c’est la première fois depuis 2000 que l’on obtient un si faible bilan sur les 9 points possibles. La gueule de bois doit être sacrément difficile à avaler.

 

Cette élimination soulève des questions sur la performance de l’équipe, la stratégie du sélectionneur et la capacité des joueurs à répondre aux attentes. Les hommes de Sébastien Migné ont pourtant cartonné avant les échéances de ce mois de juin. Les défaites contre l’Arabie Saoudite et les USA auraient été évitables si l’on avait du caractère. On a vu certains Grenadiers arriver « groggy et en surpoids » de leur club. Notons que c’est la première fois depuis 2007 qu’Haïti n’enregistre aucune victoire sur une édition de la Gold Cup.

 

Ce genre de défaite crée une atmosphère de honte et de déshonneur chez les supporters, qui espéraient que de bonnes performances de leur équipe nationale. Cela reste une nouvelle désillusion pour Haïti, encore éliminée dès le premier tour. On se souviendra longtemps de la Gold Cup 2023, quand on avait la qualification en main contre le Honduras. Et tout était parti en vrille en perdant (1-2). La volonté est toujours de mise pour au final, malheureusement, se reposer sur ses lauriers.

 

Si nos joueurs ont été moyens durant la compétition, surtout dans le secteur offensif, Sébastien Migné n’est pas exempt de critiques. Le technicien français a compté excessivement sur les mêmes cadres qui ne sont pas aptes à porter les couleurs nationales. On a également longtemps fustigé ses choix et son incapacité à trouver des solutions à l’inefficacité offensive des Grenadiers. Par exemple, le changement de Christopher Attys à la place de Deedson Louicius à la mi-temps est un sujet de débat. Le récit d’une science-fiction, entre guillemets.

 

Ne digérant pas cette sortie, comme c’est le cas depuis 2021, les supporters de l’équipe nationale restent dubitatifs à l’idée de voir la dynamique changer à 3 mois de la dernière phase de qualifications pour la Coupe du monde 2026. Et les adversaires sont aussi bien clinquants (Costa Rica, Honduras et Nicaragua. On verra bien.

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Par Manesson Chery

 

L’histoire retiendra cette nuit du 22 juin 2025 comme un moment inoubliable pour la franchise d’Oklahoma City Thunder, sacrée championne de la NBA après une série intense face aux Pacers d’Indiana. Mais pour Haïti, cette victoire a une résonance toute particulière grâce à Luguentz “Lu” Dort, joueur clé du Thunder, qui a saisi l’instant pour honorer ses origines haïtiennes devant le monde entier.

 

Dans ses premiers mots après le sacre, le joueur canadien d’origine haïtienne a livré un message émouvant, empreint de reconnaissance et de fierté « Ce sont les drapeaux du Canada et d’Haïti. Je suis né au Canada, mais mes parents sont originaires d’Haïti. Je suis toujours reconnaissant et fier de pouvoir les représenter sur la plus grande scène. Haïti traverse des moments très difficiles, et je suis heureux, en tant qu’Haïtien, d’être ici aujourd’hui… et de devenir champion. »

 

Ce témoignage sincère a rapidement enflammé les réseaux sociaux, notamment parmi la diaspora haïtienne. Sur X (anciennement Twitter), Facebook et Instagram, des milliers d’internautes ont partagé la photo de Lu Dort brandissant le trophée de champion de la NBA accompagné des drapeaux du Canada et surtout d’Haïti symbole fort d’un peuple toujours debout malgré l’adversité.

 

À 26 ans, Lu Dort est né à Montréal de parents haïtiens. Connu pour sa rigueur défensive, son intensité sur le terrain et son humilité hors du parquet, il est devenu l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. Sa réussite en NBA ne l’a pas éloigné de ses racines : au contraire, il les revendique fièrement à chaque étape de son parcours.

 

Cette finale NBA a aussi mis en lumière un autre visage familier : Benedict Mathurin, joueur des Pacers également d’origine haïtienne. Bien qu’il joue en sortie de banc, Mathurin s’est illustré par une belle performance dans le match décisif, avec 24 points et 13 rebonds.

 

Lui et Dort partagent bien plus qu’un héritage commun, ils ont grandi ensemble à Montréal, formés dans les mêmes circuits de basketball jeunesse. Leur présence conjointe dans une finale NBA est un moment de fierté pour toute la communauté haïtienne quoi qu’il arrive, un fils d’Haïti allait soulever le trophée.

 

Dans une Haïti marquée par des défis persistants, les paroles de Lu Dort résonnent avec force. Elles rappellent que, même à des milliers de kilomètres, l’identité haïtienne reste vivante à travers le courage, l’excellence et la fidélité aux origines.

 

Aujourd’hui, Haïti ne célèbre pas seulement un titre NBA. Elle célèbre l’un des siens et toute une génération qui refuse d’oublier d’où elle vient.

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Par Gary Eliézer

Haïti a certainement disputé sa pire Gold Cup de son histoire après avoir récolté 1 petit point sur 9 possibles en premier tour. Les Grenadiers ont dit adieu à la compétition en baissant pavillon (1-2) face aux États-Unis ce dimanche lors de la dernière journée de la poule D.

L’onde de choc est terrible aux quatre coins du pays. Duckens Nazon et compagnie sont tombés de très haut avec une performance tellement médiocre à cette 18e édition de Gold Cup. Pendant les 3 matchs, on a assisté à une sélection sans états d’âme. Les Grenadiers ont sombré, comme peu l’auraient imaginé.

Le coach Sébastien Migné, peut-être très confiant de son groupe, a décidé d’aligner son même onze face à Trinidad à l’exception de Jean-Kévin Duverne, suspendu, mais l’équipe, à part d’un bon début (les 5 premières minutes), n’a rien vraiment démontré, et dès la 10e minute, elle a déjà encaissé, avec Malik Tillman de la tête.

Reparti à zéro, ce n’était pas du tout facile pour les Dessaliniens qui pourtant allaient égaliser sur un ballon mal négocié par le portier américain, Matthew Freese qui a donné un cadeau à Don Deedson Louicius qui a profité pour placer une belle frappe enroulée au second poteau (19e, 1-1).

La seconde mi-temps a vu une équipe haïtienne beaucoup plus hors de jeu, à bout de souffle qui avait mal à jouer sa carte en dépit d’une sélection américaine moins agressive dans un premier temps. Mais au fur et à mesure, les Bleu et Rouge coulaient et les Yankees qui ont eu le contrôle pendant plus de 20 minutes, arrivent à marquer le second but par l’intermédiaire de Patrick Agyemang (75e).

C’est avec ce 2e but encaissé que l’entraîneur, Sébastien Migné, a finalement choisi d’effectuer des changements nécessaires comme Dany Jean à la place de Duckens Nazon (80e) et notamment Wilguens Pauguin et Mikael Cantave respectivement à la place de Carlens Arcus et de Ruben Providence (88e) mais hélas, trop tard !

Yon Gold Cup ki fini trè mal pou Ayiti.

Haïti retrouvera la scène internationale de septembre à novembre, avec des rencontres aller‑retour face au Honduras, au Costa Rica et au Nicaragua dans le cadre de la phase finale des éliminatoires de la Concacaf pour le Mondial 2026.

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Par Douby Jean

 

La troisième levée de la 18e édition de la Gold Cup débutera ce dimanche avec quatre rencontres au programme. Si le verdict est déjà tombé dans le groupe A, un billet reste à prendre dans le groupe D, et il se jouera entre l’Arabie Saoudite, Haïti et Trinidad-et-Tobago.

 

Un choc au sommet mettra aux prises le Costa Rica et le Mexique. À première vue, El Tri détient un léger avantage en raison de son palmarès dans la compétition. Toutefois, les Costariciens ne sont pas faciles à manœuvrer et feront tout leur possible pour s’emparer de la première place. De son côté, la République dominicaine, qui ne cesse de progresser au fil des années, se mesurera au Suriname pour déterminer laquelle des deux terminera à la dernière place du groupe.

 

Les États-Unis ont déjà validé leur billet pour le prochain tour. Ils croiseront le fer avec la sélection haïtienne, qui, malgré ses chances infimes, espère créer la surprise face au favori du groupe. Haïti se trouve en mauvaise posture. Parmi les trois sélections qui espèrent décrocher le dernier billet, l’Arabie Saoudite est la mieux placée. Une victoire face à Trinidad mettrait fin à toutes les autres spéculations. En cas de match nul, il faudrait qu’Haïti réalise un exploit face à la Team USA.

 

À noter que la sélection américaine n’a toujours pas encaissé de but dans la compétition.

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La sélection haïtienne est quasiment éliminée de la Gold Cup après son match nul contre le Trinidad (1-1). Mais à défaut d’avoir pu prendre les trois points, les Grenadiers peuvent au moins se satisfaire de la performance de Ruben Providence, intenable sur le front de l’attaque des bleu et rouge.

 

Après les regrets d’après match, l’heure est à la distribution des bons points pour les joueurs haïtiens qui ont brillé face au Trinidad. Et dans cette catégorie, un seul nom fait l’unanimité, celui de Ruben Providence. Appelé en sélection pour la première fois en mars 2025, le milieu offensif est rentré en toute fin de rencontre face à l’Azerbaïdjan, honorant du même coup sa première cape avec Haïti.

 

On a revu le joueur d’Almere City en ce mois de juin, lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Buteur contre Aruba (5-0), Ruben Providence a laissé entrevoir tout le talent qu’il cachait sous ses crampons, mais a passé l’intégralité de la rencontre suivante sur le banc. Résultat des courses, Haïti a été balayé 5 buts à 1 par le Curaçao.

 

En Gold Cup, il a remplacé Deedson Louicius contre l’Arabie Saoudite. Les 30 minutes qu’il a passé sur la pelouse ont suffi à confirmer tout le bien qu’on pensait de lui, et le match contre les Trinidadiens n’a fait que prouver cette réalité : Ruben Providence est une très belle trouvaille de Sebastien Migné.

 

Rapide, percutant, bon dans les un contre un, technique et très bon dribbleur, le joueur passé par le centre de formation du Paris Saint-Germain a apporté une touche de folie qu’il manquait à la sélection haïtienne. Il aurait suffi que Fafà Picault soit absent pour qu’on identifie son remplaçant naturel au sein des Grenadiers.

 

Avec 23 ans d’âge, le dossard 18 des bleu et rouge est un pari pour l’avenir, mais dès maintenant il sera très utile lors de la dernière phase des éliminatoires du Mondial 2026. À lui de s’imposer dans le onze de départ du coach français et ainsi écrire son histoire sous les couleurs haïtiennes.

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