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En 1956, le Président d’Haïti, Paul-Eugène Magloire, a choisi d’organiser un tournoi triangulaire portant son nom, invitant le Panama et le Vénézuela au pays, de quoi vendre les images du Stade Sylvio Cator, inauguré il y avait 3 ans. Le Onze national allait remporter 3 matchs sur 4 lors de cette compétition qui s’était déroulé sur le format aller-retour. La victoire (3-0) lors de la rencontre finale contre les Vénézuéliens fut d’une saveur particulière et décisive.
Paul-Eugène Magloire fut un homme politique, passionné du football. Décédé en 2001, il est le premier président de la République d’Haïti, élu au suffrage universel le 8 octobre 1950. Auparavant, il faut dire qu’il fit partie de la Police de Port-au-Prince comme étant le chef et surtout du gouvernement intérimaire sans oublier qu’il redevint ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale. Au pouvoir, Magloire modifia la constitution et mit en place une nouvelle république semi-présidentielle tout en fixant le mandat présidentiel à 6 ans, renouvelable une fois seulement. Il gouverna donc dans une relative stabilité et d’une main de fer. Sous son égide, l’ex-président Daniel Fignolé fut emprisonné. Il fut très populaire au début de son mandat certes, mais sa politique fut contestée par les mouvements communistes et nationalistes avant de se retrouver rapidement isolé au sein de sa propre administration. Paul renonça donc à se représenter pour sa succession et quitta le pouvoir le 6 décembre 1956 sous la poussée de revendications populaires.
Durant ses 6 années dans sa fonction de chef de l’État, le natif de Quartier-Morin a facilité les manoeuvres optant pour la construction d’un stade portant son nom (Stade Paul-Magloire), achevé le 12 juillet 1952, ci-après Stade Sylvio Cator (1953). Le dernier nom a été choisi pour rendre hommage à l’athlète polyvalent haïtien, décédé le 22 juillet 1952, médaillé d’argent du saut en longueur aux JO d’Amsterdam de 1928. Ce fut donc le résultat d’un bon moment de sagesse présidentielle. Pour la petite histoire, il faut dire que c’est Alix dit Sonson Pasquet, un ancien joueur et Président du Violette, devenu Président de la FHF et puissant lieutenant de la Maison Présidentielle, qui aurait suggéré à son supérieur hiérarchique et président de la république, de transformer le Parc Leconte, déjà au service depuis 1913, en stade. Il semblerait qu’à l’époque, ce lieutenant, fils de Dasni Pasquet et Louise Beaufant, avait la ferme conviction que le pays devait se préparer à bien recevoir les équipes de la zone.
Et quelques mois avant qu’il soit parti en exil en décembre 1956, l’ancien chef de la Police de Port-au-Prince, Paul-Eugène Malgloire, organisa un tournoi de football au Stade Sylvio Cator, tout neuf. Tous les matchs allaient être arbitrés par le trio Benito Jackson (Vénézuelien), Eduardo Márquez (Panaméen) et Daniel Beauvoir (Haïtien). Il faut dire que dans les années 1950 et 1960, le carton rouge était très rare. À cette époque, l’homme en noir ne pouvait que faire signe au joueur de quitter le terrain. Les expulsions existaient juste pour les actes violents ou des insultes. À noter, les cartons avaient fait leur apparition officiellement après la Coupe du monde 1966.
La compétition avait démarré le 8 mars 1956, à l’occasion de la journée internationale de la femme. Ce jour-là, la sélection haïtienne avait battu difficilement le Panama (3-2) avec un but de Marco Elie (40e) et un doublé de Phenol Charles en 2e mi-temps. Les 2 réalisations panaméennes avaient été l’oeuvre de César Moreno. Le 9 mars, l’équipe vénézuélienne avait fait son entrée en lice, et ce, face à un Panama fatigué. Malgré l’expulsion de Gutemberg, les Sud-Américains s’imposèrent à la 90e minute grâce à un but de Padín.
Pour la 2e journée, Haïtiens et Vénézuéliens se donnèrent rendez-vous le 10 mars. Avec 2 points chacunes, puisqu’une victoire en valait 2 à l’époque, ces deux équipes n’étaient pas arrivées à se départager, d’où un match nul (1-1). Dans cette rencontre il y avait deux faits marquants. Premièrement, les 2 buts avaient été inscrits sur pénalty. Marco Elie (15e) pour Haïti et Nieto (30e) pour le Vénézuéla. Et puis, le corps arbitral avait expulsé un joueur de chaque équipe: Irazque et le Grenadier Alexandre Legros.
Le Panama semblait définitivement être trop moribond pour le tournoi. Le 13 mars 1956, il avait de nouveau mordu la poussière contre le Onze national (1-2). Antoine Tassy (20e) et Phenol Charles (43e) avaient fait parler la poudre pour les hommes de Baron Paul, alors que Ponce égalisa pour les visiteurs à la 15e minute. Comme on vient de le souligner, les Centraméricains furent dépassés. Un jour plus tard, ils étaient encore une fois tombés de haut (4-2) en butant sur les Sud-Américains pour une 2e fois malgré un nouveau doublé de leur buteur patenté, César Moreno. Il ne restait donc qu’un match et le classement se présentait ainsi:
1- Vénézuéla 5 unités avec une différence +3
2- Haïti 5 points également mais une différence +2
3- Panama 0
Le 16 mars 1956, les deux meilleures équipes du tournoi allaient croiser le fer. Un match nul aurait pu donner le titre au Venezuela, mais le destin en décida autrement. Avec le sélectionneur brésilien Orlando Fanton, la Vinotinto disposa pourtant de beaucoup de bons joueurs pour s’offrir la Coupe Paul-Eugène Magloire. On peut citer: Franklin Alleyne, Aniello Alterio, Álvarez, Cabillón, “Gitano” Nieto,
Gutemberg, Ángel Otero, Heriberto Heredia “Mosquito”, Agustín Matson II,
José Rivero “Joseíto”, Carlos Delgado, Carlos Nogueras, Padín, Gastón Monterola le capitaine, René Irazque et Gómez.
Le match démarrait sous le cap de roue. Les Haïtiens dominèrent de bout en bout les premiers instants de la partie, sans pourtant convaincre. La première période s’acheva sans le moindre but. Au retour des vestiaires, Carlos Delgado était exclu pour conduite anti-sportive, voilà ce qui allait chambouler le cours de la rencontre. Chasseur de buts, Phenol Charles déclencha les hostilités à la 50e minute avant de s’offrir le doublé (74e). Et Verna Gogo, excellent joueur, avait inscrit le but du (3-0, 81e). Score final (3-0) et Haïti remporta le titre.
À noter, Phenol Charles avait terminé meilleur buteur avec 5 réalisations devant le Panaméen César Moreno (4). Voici quelques joueurs haïtiens qui avaient pris part à ce tournoi:
Alexandre Legros, Kerby Georges, Gérald Elie, Jean Kirby, Yvon Dorcéans, Lionel Alexandre, Haig Gérald, Marc Elie, Verna Gogo, Lallemand Camille, Pierre Roc, Emmanuel Joseph, Jean-Claude Antoine, Lavache Louis, André Vieux, Lahans Charles, Tassy Antoine, Luis Jacques, Leger Abel, Desrosiers Paul, Joseph Beaulieu et Paul Bonaventure.
Alors que beaucoup de championnats avancent vers la reprise, la MLS n’autorise pas encore tous ses clubs à s’entraîner. Mais un bon nombre de joueurs s’y préparent déjà physiquement. Ce mercredi, l’Impact de Montréal, dans l’incapacité d’organiser des séances individuelles dans son centre d’entraînement, annonce que l’international haïtien Steeven Saba s’est fracturé le pied lors d’une course à pied.
Le club de la MLS a annoncé mercredi que le milieu de terrain de 27 ans, Steeven Saba, sera mis à l’écart pendant 8 à 12 semaines après s’être blessé au pied gauche lors d’un « jogging routine » près de son domicile à Montréal. Il faut dire que l’Impact est l’un des 6 clubs de la ligue qui attendent toujours le feu vert des autorités sanitaires locales pour commencer les sessions volontaires individuelles en plein air dans son centre de formation. Pourtant la franchise montréalaise et celle de Toronto ont déjà lancé de telles séances d’entraînement.
À noter, la MLS est à l’arrêt depuis le 12 mars dernier, 2 semaines après le début de la saison, en raison de la pandémie de Coronavirus qui touche la planète. On attend impatiemment la date de la reprise.
Par Manesson Chery
En intervenant au micro de Jean Pierre Etienne, samedi, à l’émission Sport Mania sur les ondes de la Radio Ibo, Peter Germain en a profité pour faire un débrief sur sa carrière, son intégration au sein du Baltimore SC et tout l’amour qu’il a pour ce club.
Capitaine emblématique du Baltimore de Saint-Marc, Peter Germain n’a connu aucune autre équipe jusque-là, une histoire d’amour qui a commencé dès son plus jeune âge pour cette formation. Au cours de cette entrevue qui a duré plus d’une heure samedi soir, l’ancien international haïtien a fait le point sur la longévité de sa carrière, comment il a pu rejoindre l’équipe 4X4, son parcours en sélection tout en profitant de faire son Onze des meilleurs joueurs haïtiens sur les 20 dernières années.
Passant d’abord par l’Opération 2006, Peter estime que cela lui a permis de grandir: « L’opération 2006 m’a permis de faire le choix de devenir footballeur, c’est par là que j’apprends à développer mon organisme, mon esprit. Ce qui m’a retenu le plus c’est l’esprit compétitif entre mes partenaires pour voir qui était le meilleur et cela, je l’ai embrassé tout au long de ma carrière. »
S’il reste fidèle à son club de coeur comme Franceso Toti l’avait fait à la Roma, Paulo Maldini au Milan C, Peter Germain est l’un des rares joueurs de sa génération qui n’a connu aucune autre formation pendant ses 20 ans de carrière mais comment a-t-il pu faire pour intégrer le club saint-marcois ?
« J’ai grandi au sein d’une famille Baltimoriste. Mon Père et ma mère, y compris mes frères, tous sont des fans dudit club. À ce moment, je faisais partie d’un petit club dans mon quartier dénommé « Littoral », j’avais entre 10 et 11 ans. Et j’allais intégrer le Baltimore pendant qu’il y avait un petit tournoi au sein du Lycée Sténio Vincent de Saint-Marc. À cette époque, on ne pouvait pas jouer sur les terrains réglementaires et mon équipe faisait partie de cette compétition ainsi que l’équipe des jeunes du Baltimore. Puis, on allait les affronter et on les avait écrasés (4-0). Ce jour-là, j’ai marqué tous les 4 buts de la rencontre. Plusieurs dirigeants du Baltimore à l’époque, présent sur le terrain, étaient venus me questionner, histoire de faire connaissance avec mes parents après la rencontre. Comme cela, ils m’ont mis dans une voiture pour aller voir ma mère, et en arrivant, ils m’ont dit à partir d’aujourd’hui tu es désormais joueur du Baltimore.»
Questionné sur le choix de ne jamais quitter le Baltimore pendant tout ce temps, il a répondu ainsi.
« J’ai grandi avec la doctrine du Baltimore en regardant ce que je vis au sein du club et ce que je regarde au sein d’autre, même si je n’ai pas fait d’autres d’expériences. Mais par rapport à l’amour de ma famille et l’affection pour ma ville, j’avais constaté que la philosophie du Baltimore me convient le plus et c’est pour cela que je n’avais plus l’envie d’aller jouer ailleurs, parce que selon moi, l’argent est très important mais le sentiment n’a pas de prix et personne ne peut l’acheter. Et je n’imagine jamais que ma mère étant férue du Baltimore, me voyait sous la tunique d’une autre formation en train de marquer des buts contre son équipe de cœur. Je crois que c’était la première chose pour moi au sein du football haïtien, l’argent n’était pas ma première motivation. »
Après avoir joué pendant plus de 12 ans en sélection nationale, titulaire assez régulièrement malgré son jeune âge au début des années 2000, le vétéran saint-marcois en a profité pour parler de son absence au cours de la Gold Cup 2002, au grand dam de son style de jeu.
« De mon style de jeu comme milieu défensif, il n’y avait aucun jeune joueur haïtien à mon niveau, mais comme médian défensif j’étais toujours dans le style de Luka Modric et Toni Kroos, un playmaker mais pas comme Casemiro ou Montillas; Parce que je croyais toujours que j’étais très technique et je n’avais pas vraiment de la patience dans les marquages. Je pensais toujours que, ce que mon coéquipier qui jouait devant moi peut faire avec le ballon, je peux le faire également, à ce moment j’avais toujours aimé d’avoir la balle. À cette époque il y avait 3 milieux défensifs, Wilfrid Montillas, Jean-Jacques Pierre et Renel Monpremier, ce qui arrive même à l’entraînement, mais les choix tactiques du coach avec moi allaient dévier le plan puisque j’avais tellement aimé d’avoir le ballon, d’où j’avais joué puisque cette équipe devait avoir sept (7) personnes pour défendre. Mais cela coïncide également à un tournoi de préparation que l’équipe allait jouer contre Martinique et Boca Junior. On nous avait donné une petite vacance, j’étais à Saint-Marc, je ne me suis pas retourné le même jour puisque je me sentais pas trop bien et de ce fait, je n’ai pas fait le voyage avec l’équipe. Le sélectionneur Castelli à l’époque ne l’avait pas vu d’un bon œil. Malgré plusieurs membres du staff technique lui en avaient parlé, il a cru dans sa tête que j’ai commis un désordre.
L’équipe championnne de la Coupe Caraïbes 2007 à Trinidad, selon Peter, n’était pas la meilleure dont il en faisait partie, mais plutôt celle de 2002 tout en estimant que l’ancien sélectionneur Luis Amélio Gracia reste l’un des meilleurs du Onze national sur les dernières années. Le cubain a fait un excellent travail qui a permis à sa génération de remporter le titre en 2007, mais il faut dire également qu’il avait hérité d’une base implantée par Castelli puis Carlo Marcelin.
Interrogé également sur la mauvaise Gold Cup de l’équipe haïtienne après ce titre régional, l’ancien international a fait savoir qu’il y avait un excès de confiance et du manque de professionnalisme des joueurs.
» On était allé faire une tournée en Amérique centrale et les joueurs étaient un peu nostalgique par rapport à leur famille et, à un moment donné, plusieurs au sein du groupe étaient impatients que le tournoi se termine. Ce que je qualifie de manque de professionnalisme de la part d’eux à l’époque ».
Et pour conclure cette entrevue, Peter Germain en a profité pour dévoiler son Onze idéal de la sélection sur les 20 dernières années avec Johny Placide dans les buts, dans l’axe de la défense on retrouve Bruny Pierre Richard et Mechack Jérôme. Sur les côtés, Stéphane Guillaume et Frantz Gilles ont été choisis. Au milieu du terrain, Wilfrid Montillas et Monès Chéry assurent le travail défensif et Johnny Descollines joue le rôle d’un tréquartista. En attaque, Peguero Jean Philippe est placé sur le front, épaulé par les ailiers Alexandre Boucicaut et Jeff Louis.
Comme annoncé par son avocat la semaine écoulée, le Dr Yves Jean-Bart a déposé une plainte à Paris contre Romain Molina, complice d’un article contre le président de la FHF à la fin du mois d’avril, l’accusant d’abus sexuels sur des joueuses haïtiennes.
Depuis le 30 Avril, le journal britannique The Guardian a publié une enquête réalisée par Romain Molina qui indexe le président de la FHF, le Dr Yves Jean-Bart comme prédateur sexuel. Après s’être défendu à travers un point de presse et une plainte déposée en Haïti contre X au Parquet de la Croix-des-Bouquets, Dadou a saisi l’international en portant plainte contre Romain Molina ce lundi 18 mai 2020.
C’est le cabinet Dominique TRICAUD qui s’est chargé de l’affaire en déposant la plainte contre Romain Molina, journaliste enquêteur qui est né à Lyon. Une plainte déposée au Tribunal Judiciaire de Paris.
Le président de la FHF qui déclare être victime d’un complot de ses détracteurs et clame son innocence, a donc réalisé un grand pas. Son avocat, Me Stanley Gaston a fait savoir qu’une autre plainte sera déposée au cours de cette semaine à l’étranger et cette fois-ci, ce sera contre le journal The Guardian, la personne morale de cette affaire.
Le COMEX de la Fédération Française de Football a acté cette semaine la montée de l’USL Dunkerque à l’échelon supérieur pour la saison 2020-2021. L’USLD de Leverton Pierre retrouvera la Ligue 2 vingt-quatre ans après l’avoir quittée, mais avec un nouvel entraineur.
C’est donc dans un contexte particulier et 2 mois après l’arrêt de la compétition que les Maritimes peuvent désormais savourer ce retour dans le monde professionnel. Les coéquipiers du joueur haïtien Leverton Pierre, ont heureusement bien négocié cet exercice, ce qui leur a permis de monter en Ligue 2.
Quelques heures avant l’annonce du Comex de la FFF, le Conseil d’Administration de l’USLD a fait savoir, dans un communiqué, qu’il n’a pas trouvé d’accord avec l’entraineur Claude Robin qui était arrivé en septembre 2018 pour la prolongation de son contrat. Les dirigeants du club décident ce samedi de nommer Monsieur Fabien Mercadal à la tête des Maritimes pour une durée de 2 ans.
Âgé de 48 ans, Fabien Mercadal revient donc à Dunkerque, où il avait déjà impressionné avec l’équipe première de 2012 à 2016. L’ancien coach de Caen, Paris FC et du Cercle Brugge sera accompagné dans sa mission d’un staff composé de :
– M. Benjamin Rytlewski, entraîneur adjoint
– M. Frédéric Petereyns, entraîneur des gardiens
– M. Nicolas Buteau, préparateur physique
– Et M. Frédéric Basire en tant qu’adjoint.
Champion de la Caraïbe en 2007 avec l’équipe haïtienne, l’ancien milieu de terrain Peter Germain a comparé sa génération avec celle de 2019 qui a marqué les esprits lors de la Gold Cup.
Intervenant sur les ondes de la radio Ibo samedi, l’ancien joueur de l’équipe haïtienne, Peter Germain a répondu à une question qui l’obligeait à comparer la sélection triomphante de la Coupe caribéenne 2007 et celle de 2019.
Peter Germain fait partie de la génération qui a triomphé en terre trinidadienne en 2007 lors de la Coupe Caraïbe des nations sous la houlette du sélectionneur cubain, Luis Armélio Garcia. Depuis cette année-là, l’équipe nationale sénior ne célèbre aucun titre, pourtant elle compte un tas de bons joueurs évoluant à l’étranger pouvant lui en offrir. En 2019, la bande à Marc Collat a réalisé un joli coup en atteignant le dernier carré de la Gold Cup avec un parcours stratosphérique où elle a terminé devant le Costa Rica en phase de Groupe et éliminé le Canada en quart de finale.
Invité à répondre aux questions de journalistes de la Radio Ibo samedi, Peter Germain n’a pas tremblé au moment de comparer ces deux belles générations.
» L’équipe haïtienne de 2007 est plus talentueuse que celle de 2019. Un monde de différence. L’équipe de 2019 est un groupe de joueurs professionnels mais elle manque ce joueur technique qui a l’inspiration pour faire les choses autrement « .
Il faut dire que le sacre de 2007 était venu compenser la première décennie des années 2000 du football haïtien avec plusieurs tournois manqués comme : la Coupe caribéenne 2005, la Gold Cup 2003 et 2005. Brunel Fucien, Alexandre Boucicaut, Eliphène Cadet et consorts avaient créé la sensation pour offrir cette coupe régionale à tout un peuple.
Par Douby Jean
En ce moment précis, le monde du tennis et celui d’autres sports ont connu un coup d’arrêt en raison de la pandémie du Covid-19. Et Naomi Osaka, dans une interview accordée à CNN mercredi, a avoué être parfois muselée par la timidité et espère trouver les moyens pour remonter la pente.
Le début de cette saison n’a pas été rose pour Naomi Osaka tant qu’elle a chuté dans le classement. Pour preuve, on ne la retrouve qu’à la dixième place. Si souvent sa timidité lui joue des tours, cette jeune tenniswoman veut pleinement profiter du confinement pour dénicher les formules les mieux adaptées pour redresser la barre et s’affirmer davantage sur les courts quand tout redeviendra normal.
« Je veux profiter de cette période de confinement pour réfléchir à beaucoup de choses. Quand je vais dormir, j’ai beaucoup de regrets et la plupart sont dûs au fait que je n’exprime pas ce que je pense », a-t-elle avoué.
« Je me retrouve de nombreuses fois dans des situations où j’aurais pu avoir mon mot à dire mais au final je me tais et les choses n’évoluent pas comme je l’aurais souhaité » a-t-elle regretté.
Une situation spéciale requiert un traitement spécial. C’est bien dans ses traces que marche la métisse qui évite de s’entrainer pendant 5 longues heures par jour : « Une partie de moi est bien sûr préoccupée (par la situation) mais je ne vais pas oublier comment jouer au tennis. Je ne vais pas m’entraîner cinq heures par jour parce que c’est comme ça que tu t’épuises et on ne sait pas quand les tournois redémarreront ».
Vu qu’elle n’a aucune certitude sur la date de reprise des tournois, la lauréate de l’US Open 2018 a indiqué que durant cette période, elle explore également d’autre monde, comme celui de la peinture ou du dessin.
La Fédération française de football a officiellement pris acte de la montée en D1 féminine du FF Issy-les-Moulineaux et du Havre AC, les deux clubs où évoluent respectivement nos Grenadières Batcheba Louis et Kethna Louis.
Un mois après avoir annoncé l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, la FFF a publié les décisions prises pour l’issue des compétitions féminines. En effet, le titre de champion a été attribué à l’Olympique Lyonnais qui ajoute un 14e trophée de championnat à sa vitrine, mais le plus important pour nous, est le fait que deux Haïtiennes vont évoluer dans l’élite du foot féminin français.
Leader du groupe A à l’arrêt de la Ligue avec une différence de points considérable (41 points, +12 sur son dauphin), le FF Issy-les-Moulineaux de Batcheba Louis a validé sa montée en D1, 5 ans après sa dernière apparition dans l’élite. Avec 9 buts inscrits en 10 matchs, cette Grenadière a joué sa partition dans cet exploit du club isséen et sera au rendez-vous la saison prochaine au plus haut niveau du côté de l’Hexagone.
Le Havre AC et Kethna Louis validés aussi !
Il n’y a pas que Batcheba Louis comme Haïtienne qui quittera la D2 puisque Kethna Louis, joueuse du Havre AC, sera en D1 avec son équipe qui a terminé devant l’ASSE (2.50 pts / match contre 2.47 pts / match) à l’arrêt de la compétition. Il est vrai que le HAC a joué un match de plus que son homologue stéphanois, mais le Comité exécutif de la FFF a tranché en faveur du club « Bieu Ciel et Marine » qui jouera en D1 pour la première fois de son histoire.
Kethna Louis qui a intégré l’effectif havrais cette saison, a joué 14 des 16 matchs de son club et réussi à marquer pendant 4 fois. Elle a été très importante pour le groupe surtout au dernier moment où elle a évolué comme gardienne pour pallier la suspension de la titulaire.
Donc, Batcheba Louis et Kethna Louis rejoignent l’élite et augmentent à 3, le nombre d’Haïtienne qui évoluera en D1 aux côtés de Nérilia Mondésir, joueuse du MHSC.
Kens Germain a vécu l’un de ses meilleurs jours en tant que joueur de l’America des Cayes il y a 6 ans, lorsqu’il a mis 5 buts à la Racine de Gros-Morne, dans le cadre de la 9e journée du Championnat professionnel Digicel 2014. Un dimanche 4 mai 2014, une date inoubliable pour Teepa.
Au Parc Mister Henry, Kens Germain a surpris tout le monde et protagonisé ce match en marquant à 5 reprises pour permettre à l’America d’humilier la Racine de Gros-Morne (8-1). Alors qu’il avait déjà claqué 6 buts dans une rencontre de la D1 (face au Racing FC en 2011, NDLR), Kens avait de nouveau montré son bon timing pour scorer. La preuve avec ses statistiques lors de la saison 2014 où il a été déterminant dans les résultats de son équipe. Nous jouions la 8e journée de la série d’ouverture quand l’America, entrainé par Sonche Pierre, s’était incliné (0-3) face au FC Tempête. Mais le club de la ville des Cayes s’était redressé avec éclat lors du prochain test avec un bon Teepa, comme on le surnomme, auteur de 5 réalisations ce jour-là.
La rencontre démarrait parfaitement bien, mais depuis la 10e minute de jeu, Kens Germain s’était mis en évidence en ouvrant le score en faveur des « Koloss ». Angelot Dieujuste n’avait pas mis du temps à remettre les pendules à l’heure en obtenant l’égalisation 5 minutes plus tard pour les visiteurs. Le buteur gros-mornais inscrivait donc son 3e but de la saison. cette égalisation allait provoquer la révolte des locaux, très entreprenants au fil du temps. Très percutant, c’est Ronald Saint-Juste qui redonnait l’avantage aux Cayens (17e), aiguisant ainsi l’appétit du buteur Kens Germain. Dans son jour, ce dernier allait s’offrir 4 nouvelles réalisations en seulement 38 minutes, de quoi porter la marque à (6-1) avant que Jephté François (81e) et Robenson Louis (88e) ne la parachèvent en faveur de l’América au coup de sifflet final de Jimmy Féquière.
Ce quintuplé de Kens Germain avait augmenté son total à 9 buts, tous inscrits à domicile depuis l’ouverture du championnat à ce moment-là, de quoi devenir un Roi au Parc Mister Henry. Né le 20 mars 1986, “Teepa” reste l’un des joueurs ayant marqué le plus grand nombre de buts en un match de la D1 haïtienne comme on vient de le mentionner ci-dessus.
La date de la tenue de la prochaine Coupe du monde de futsal a été fixée, ce mardi 12 mai, par la Fédération internationale de football association (FIFA) ainsi que deux autres tournois mondiaux.
Suite à la crise du Covid-19, la FIFA a dû déplacer trois compétitions mondiales prévues en 2020 à 2021 avec parmi elles, la Coupe du monde de Futsal. Dans un communiqué, la Fédération internationale a fixé, ce mardi, les dates de la tenue de ces événements footballistiques dont les tournois mondiaux féminins U-20 et U-17. Pour la Coupe du monde de de Futsal, elle se tiendra du 12 septembre au 3 octobre 2021 toujours en Lituanie, annonce l’instance suprême.
Cependant, il faut dire que ces dates restent tributaires de l’évolution de la situation actuelle puisqu’on est à l’heure de la pandémie du Covid-19.
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