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Thierry Henry s’est blessé à la cuisse droite samedi lors de la victoire (1-0) de New York à domicile sur New England, au cours de laquelle il a marqué le seul but des Red Bulls.
Le Français de 34 ans, dont la durée de l’indisponibilité n’a pas été immédiatement précisée, a inscrit son 9e but de la saison (en huit matches) à la 7e minute et a gardé la tête du classement des buteurs.
Henry s’est blessé sur une contre-attaque alors qu’il courrait dans l’axe du terrain et était sur le point de recevoir une passe de Mehdi Ballouchy. A 30 m du but, l’attaquant est tombé au sol sous le coup de la douleur en se tenant la cuisse droite et, de rage, a donné plusieurs coups de poing sur la pelouse.
Les chances de le voir rétabli pour le déplacement de New York le 5 mai chez les Los Angeles Galaxy, champions en titre, sont extrêmement minces.
Depuis son arrivée aux Red Bulls en juillet 2010, le Français de 34 ans a marqué 26 buts en 49 matches de MLS et a été élu dans l’équipe-type de la saison 2011.
En début de saison, il est devenu le premier joueur de l’histoire de MLS à recevoir la distinction de joueur de la semaine trois fois de suite.
AFP
Après quatre années jalonnées d’une impressionnante série de victoires, « Pep » Guardiola, l’entraîneur du FC Barcelone, a annoncé vendredi son départ, à la fin de la saison, du club catalan qu’il a mené à des sommets, avant une fin d’exercice 2012 décevante.
« Quatre ans comme entraîneur, c’est une éternité. Je suis vidé et je dois me reposer », a expliqué Guardiola, 41 ans, lors d’une conférence de presse, en présence de nombreux joueurs de l’équipe comme Xavi, Iniesta ou Puyol.
Josep Guardiola sera remplacé par son actuel adjoint, Tito Vilanova. Il annoncé qu’il recommencerait à entraîner une équipe, mais pas immédiatement, et qu’il avait besoin avant d’une pause pour se reposer.
« Pour l’instant je n’ai pas envie d’entraîner ». « Je continuerai bientôt comme entraîneur, mais je ne peux remplir ce vide si je reviens tout de suite. Je n’ai pas envie », a-t-il affirmé. « Le temps arrive à tout user ».
« Je m’en vais en paix avec moi-même », « avec la sensation d’un travail bien fait. Et je le dis après avoir perdu deux titres », a-t-il ajouté.
Le président du Barça, Sandro Rosell, a rendu un hommage appuyé « au meilleur entraîneur de l’histoire du club ». « Merci Pep, pour avoir perfectionné un modèle de football qui ne pourra plus jamais être perfectionné », a-t-il lancé.
« Sachons gérer l’héritage qu’il nous laisse, surtout ce système de jeu si remarquable que nous nous en souviendrons toute notre vie comme le système de Pep », a-t-il ajouté.
Avec ce départ, la page se tourne sur le palmarès hors pair d’un entraîneur passionné, proche de ses joueurs autant qu’adepte de la discipline, à l’étoile à peine ternie par le cruel double échec de cette fin de saison.
Deux mauvais coups encaissés
Le club blaugrana, en mauvaise posture face au Real Madrid, devrait en effet voir s’envoler le titre de la Liga, après avoir perdu le 21 avril le clasico contre son rival madrilène (2-1).
Puis mardi, le Barça a encaissé un nouveau coup: l’élimination face au club britannique de Chelsea (0-1; 2-2) en demi-finale de la Ligue des champions, qui le prive de finale après le titre remporté l’an dernier face à Manchester.
Guardiola, depuis son arrivée au Barça en 2008, aura pourtant mené le club vers des sommets: deux fois vainqueur en Ligue des champions (2009, 2011), deux fois champion du monde des clubs (2009, 2011), trois fois victorieux en Liga (2009, 2010, 2011), il a aussi remporté une Coupe du Roi (2009), deux Supercoupes d’Europe (2009, 2011) et trois Supercoupes d’Espagne (2009, 2010, 2011).
Les Barcelonais, sous sa houlette, auront une dernière chance d’enrichir ce palmarès le 25 mai s’ils s’imposent face à l’Athletic Bilbao en finale de la Coupe du Roi.
Comme joueur, puis comme entraîneur, Guardiola signe un parcours qui force le respect et l’admiration. Même s’il a connu quelques ratés: une fin de carrière anonyme sur les pelouses (AS Rome, Brescia, le Qatar et le Mexique) et une gestion parfois houleuse de joueurs à fort caractère depuis le banc.
Et après ?
Mais, à la tête d’une génération exceptionnelle, qui compte notamment le prodige argentin Lionel Messi, triple Ballon d’Or, il aimait aussi rappeler que sans ses joueurs, il ne serait rien.
Dans sa carrière, Guardiola a remporté neuf des 11 Ligas du Barça au cours des deux dernières décennies –six comme joueur, dont quatre avec la « Dream Team » de Johan Cruyff, trois comme entraîneur– et la première Ligue des champions du club catalan (1992).
Et il restera comme l’entraîneur qui aura tout remporté en 2009 avec ses joueurs: six titres sur six compétitions.
Mais Guardiola, pourtant fier de ses racines catalanes et presque toujours fidèle au Barça, avait déjà dit qu’il ne se voyait pas rester éternellement dans le même club.
Après un premier bail de deux ans, de 2008 à 2010, il prolongeait au Barça d’une saison à l’autre, et son contrat actuel expirait cette fin de saison.
Déjà l’an dernier, il sous-entendait que la saison 2011-2012 pourrait être sa dernière à Barcelone. « Je crois que mon temps à Barcelone est en train de se terminer », avait-il dit à la télévision italienne Rai.
C’est après la défaite du Barça au clasico la semaine dernière que la rumeur sur son départ a enflé, même si l’attachement que « Pep » porte à ses joueurs plaidait plutôt pour qu’il reste une cinquième année.
Et après? Guardiola est resté muet sur son avenir. La presse a elle évoqué plusieurs destinations, comme le poste d’entraîneur de l’AC Milan ou de l’équipe d’Angleterre
AFP
Joueur de référence bardé de titres avec Barcelone, Josep Guardiola s’est bâti un palmarès d’entraîneur impressionnant en quatre saisons sur le banc de l’équipe « blaugrana », mais ce perfectionniste a préféré partir vendredi pour prendre du recul, l’année où le Barça a déçu.
Barbe finement entretenue compensant sa calvitie, silhouette longiligne, élégance vestimentaire jamais prise en faute, à 41 ans, « Pep » c’est avant tout un palmarès monstre.
Rares sont les titres qui ont échappé au jeune technicien catalan depuis ses débuts professionnels sur le banc en 2008-09: trois sur quatre en Liga, un sur quatre en Coupe du Roi (et finale en vue en 2012) et deux Ligue des champions sur quatre saisons de C1. Sans oublier trois Supercoupes d’Espagne, deux Supercoupes d’Europe et deux Mondiaux des clubs.
Beaucoup prédisaient à ce Catalan pur jus (né à Santpedor), fier de ses racines, un destin à la Alex Ferguson, manager de Manchester United depuis 25 ans, entraîneur aux 37 trophées parmi lesquels 12 Championnats d’Angleterre et deux Ligues des champions. Sandro Rosell, président du Barça a salué vendredi « le meilleur entraîneur du Barça de son histoire ».
Mais « Pep » Guardiola, presque toujours fidèle au Barça, avait souvent clamé, parfois un peu dans le désert, qu’il n’aurait pas forcément un parcours semblable à son illustre homologue écossais de 70 ans avec le club mancunien. Touché par les problèmes de santé de son adjoint Tito Vilanova (tumeur à une glande salivaire), il avait aussi laissé entendre qu’il voulait passer plus de temps en famille. Vendredi, pour se justifier, il a parlé d’usure.
Il a aussi souvent confié qu’il ne se voyait pas rester éternellement dans un club. Après un premier bail de deux ans (2008-10), il s’est ainsi contenté de prolonger au Barça d’une saison à chaque fois.
Pourtant, au début de cette saison, beaucoup pensaient que Guardiola, enfant du club, resterait une année encore, tant il était proche de ses joueurs.
Six sur six en 2009
L’ancien milieu de terrain rappelait toujours que sans ses joueurs il n’était rien. Il faut dire qu’il avait sous ses ordres une génération de joueurs exceptionnelle. Il guidait notamment une cohorte de champions du monde espagnols (dont les Puyol, Piqué, Xavi, Iniesta) et, bien sûr, l’Argentin Lionel Messi, triple Ballon d’Or (2009, 2010, 2011) reconnu comme le meilleur joueur du monde.
Mais s’il est vrai que des Messi, Xavi et Iniesta font beaucoup pour gagner des titres, le parcours de Guardiola, comme joueur puis comme entraîneur, force le respect et l’admiration.
Même s’il a connu quelques ratés. Passé par les équipes de jeunes du Barça (1984-90) puis avec éclat par l’équipe première (1990-2001), le joueur Guardiola avait connu une fin de carrière anonyme sur la pelouse (AS Rome, Brescia, le Qatar et Sinaloa au Mexique) et marquée par un contrôle anti-dopage positif en novembre 2001.
L’entraîneur Guardiola avait également connu quelques accrocs dans sa gestion de joueurs à fort caractère, comme Samuel Eto’o et Zlatan Ibrahimovic, dont il avait préféré se séparer.
Guardiola restera quoiqu’il arrive par la suite intimement lié au Barça. Il a remporté 9 des 11 Ligas des Blaugrana au cours des deux dernières décennies –six comme joueur, dont quatre avec la « Dream Team » de Cruyff, et trois comme entraîneur– et la première Ligue des champions du club catalan (1992).
Et il restera comme l’entraîneur qui aura tout remporté en 2009 avec ses joueurs: six titres sur six (championnat, Coupe d’Espagne, SuperCoupe d’Espagne, Ligue des champions, SuperCoupe d’Europe, Mondial des clubs).
Cette saison avec Barcelone était donc bien sa dernière. C’était ce qu’il sous-entendait dans un entretien avec la chaîne de télévision italienne Rai il y a un an, alors qu’il n’accorde en principe jamais d’interview exclusive: « Je crois que mon temps à Barcelone est en train de se terminer ».
AFP
Et si c’était la fin des Grands d’Espagne? Alors que le monde du football était encore sûr il y a quelque temps de voir un FC Barcelone-Real Madrid en finale de la Ligue des champions, les Catalans, tenants du titre, ont été sortis par Chelsea, les Madrilènes par le Bayern Munich.
Le Barça, pourtant considéré comme la meilleure équipe du monde à l’heure actuelle, s’est donc lui aussi cassé les dents sur ce défi qu’aucune équipe continentale n’a réussi à relever depuis que la Coupe d’Europe est passée en format Ligue des champions (1992/93): remporter deux fois de suite la Coupe aux grandes oreilles.
Et le Real, qui pourra toutefois se consoler avec un titre en Liga qui semble lui être acquis grâce à son avance de sept points sur les Blaugrana à quatre journées de la fin, devra une nouvelle fois prendre son mal en patience avant de remporter sa fameuse « Decima », sa dixième Coupe d’Europe.
Face au mauvais tour que leur ont joué Chelsea et le Bayern, il reste toutefois encore aux Espagnols l’Europa League –avec trois demi-finalistes (Valence, Athletic Bilbao et Atletico Madrid) sur quatre– pour tenter d’oublier leurs peines.
Deux outsiders, Chelsea et Bayern Munich, ont en effet frustré cette saison les ambitions d’un football espagnol qui, avec le doublé du Barça C1-Liga de la saison dernière et l’enchaînement Euro-Mondial de la Roja, semblait pourtant régner sans partage sur la planète football.
Affichant certes un style ainsi qu’un parcours moins brillants que les deux clubs espagnols –les Munichois comme les Blues ont dû s’avouer battus dans leur championnats nationaux–, Allemands et Anglais ont toutefois rappelé qu’il existait encore des solutions pour contrecarrer la « furia » offensive du Real ou le jeu de « toque » du Barça.
Pas de conséquences pour la « Roja »
Les Catalans, hyper-dominateurs mais péchant dans la finition, se seront essoufflés face à la résistance défensive héroïque et au jeu de contre impitoyable de Chelsea. Les Merengue, eux, auront gâché leur potentiel offensif par des négligences défensives face à un Bayern lui aussi doté d’un bel arsenal en attaque.
Pour autant, on aurait tort de voir dans ce double dérapage espagnol une fin de règne évidente pour le Barça ou un constat d’échec répété pour le Real. Après tout, il suffit de regarder le palmarès de la Ligue des champions pour constater que ce passage à vide des clubs espagnols est aussi motivé par un logique principe d’alternance: quand les années 2006, 2009 et 2011 étaient teintées de rouge grâce au Barça, 2008 avait célébré la réémergence du football anglais et 2010 la réaffirmation du football italien et allemand.
Pas sûr non plus que cette disette passagère des clubs espagnols rejaillisse sur l’actuelle hégémonie de la sélection. D’une part, parce que les principaux éléments de cette « Roja », en tant que sociétaires du Real ou du Barça échaudés par leurs échecs en club, n’en seront que plus motivés pour l’Euro qui les attend en juin en Pologne-Ukraine.
D’autre part, parce que ces déceptions semblent uniquement conjoncturelles et ne sauraient signifier la fin d’un modèle de jeu –celui du Barça, mâtiné d’une pincée de puissance du Real– qui a déjà fait ses preuves lors de l’Euro-2008 et du Mondial-2010.
AFP
REAL MADRID: Casillas; Arbeloa, Pepe, Sergio Ramos, Marcelo o Coentrao; Xabi Alonso, Khedira; Di María, Ozil, Cristiano Ronaldo; Benzema.
BAYERN MÚNICH: Neuer; Lahm, Boateng, Badstuber, Alaba; Luiz Gustavo, Kroos, Schweinsteiger, Robben, Ribéry y Mario Gómez
Chelsea s’est qualifié de manière héroïque pour la finale de la Ligue des champions: les Blues, pourtant réduits à dix presque une heure ont réussi l’exploit d’arracher le nul (2-2) lors de la demi-finale retour, mardi au Camp-Nou face à Barcelone.
Ce résultat leur suffisait après leur victoire au match aller 1-0.
Les Anglais, qui ont su résister à merveille face aux assauts répétés de Barcelonais hyper-dominateurs, ont d’abord su marquer le but de l’espoir par Ramires (45e), Torres finissant le travail dans les arrêts de jeu.
Les Blues accèdent donc au dernier stade de la Ligue des champions comme en 2008. Surtout, ils ont réussi l’exploit d’obtenir à dix le scalp du vainqueur sortant de cette C1, le FC Barcelone, qui devra donc se passer cette saison de titre européen, mais probablement aussi de titre de champion d’Espagne, promis au Real Madrid.
Ce n’est pourtant pas faute pour les Catalans d’avoir essayé jusqu’au bout, tant ils ont mis le siège sur le but du gardien des Anglais Cech dès l’entame de la deuxième période.
Mais alors que la première période semblait être de bonne augure pour des Barcelonais qui avaient réussi à prendre l’avantage par Busquets (35e), puis par Iniesta (43e), Chelsea, faisant preuve d’énormément de caractère, a su surmonter l’exclusion de son capitaine Terry, s’accrochant à l’espoir du but de Ramires qui aura valu de l’or.
Résolus à chasser les mauvais souvenirs du match aller contre Chelsea et la frustration de sa défaite (1-2) au Camp Nou face au Real, les Blaugrana étaient pourtant bien entrés dans le match.
Les Catalans ne se laissaient même pas perturber par la sortie de Piqué à la 25e, manifestement sonné après un choc avec son propre gardien Valdes.
Malgré toutes les déferlantes qui se poursuivaient sur le but de Cech, les Blues, évoluant souvent à huit dans leur propre surface, tenaient bon.
Mais à l’issue d’un corner frappé de la droite par Xavi, Alves contrôlait parfaitement aux 18 mètres et écartait enfin un peu plus le jeu. Sa passe sur la gauche trouvait Cuenca qui centrait en première intention au deuxième poteau. Busquets n’avait alors plus qu’à pousser du gauche le ballon au fond des filets, annulant le but du match aller (35e).
Messi manque un penalty
Le match s’accélérait ensuite brutalement quand Terry était exclu par l’arbitre de la rencontre M. Cakir pour une béquille délibérée sur Alexis Sanchez (37e). On pensait même que la messe n’était pas loin d’être dite quand quelques minutes plus tard, Iniesta, bien décalé par un Messi, trompait Cech d’un plat du pied droit (43e).
Seulement, Ramires, déjà auteur d’une passe décisive lors du match aller, ne l’entendait pas de cette oreille. Juste avant la pause, le milieu brésilien, bien servi par Lampard, inscrivait le but de l’espoir pour les Blues d’une magnifique balle piquée qui lobait Valdes (45+1).
Mais les spectateurs du Camp Nou n’étaient pas encore au bout de leurs émotions. Car dès le retour des vestiaires, le Barça se voyait accorder un penalty pour un tacle mal ajusté de Drogba sur Fabregas. Messi, qui avait transformé deux penalties lors du quart retour contre l’AC Milan, s’élançait et… voyait la barre transversale repousser sa tentative (47e).
Les Anglais sentant dès lors que l’exploit à dix était possible, le match prenait des allures de quitte ou double. La domination des Catalans était totale, mais sans apporter toutefois au Barça ce but tant espéré.
Et quand Messi sur une frappe des 18 mètres trouvait une nouvelle fois le poteau, on se disait que le Barça, cette saison, était maudit (83e).
C’était le cas: Torres mettait définitivement les siens à l’abri en concluant un contre.
AFP
FC Barcelone: Valdes , Alves, Piqué, Mascherano, Puyol (cap.) , Xavi, Busquets, Fabregas , Sanchez, Messi, Iniesta
Entraîneur: Pep Guardiola
Chelsea: Cech , Ivanovic, Terry (cap.), Cahill, A. Cole , Obi Mikel, Lampard, Meireles , Mata, Drogba, Ramires
Entraîneur: Roberto Di Matteo
Cristiano Ronaldo s’est détaché samedi parmi les buteurs du Championnat d’Espagne avec un 42e but qui vaut de l’or, puisqu’il a permis au Real Madrid de s’imposer sur le Barça (2-1) et de prendre le large au classement, quand son rival Messi balbutiait.
Le Portugais étire son record de buts en une saison de Liga, porté à 40 unités en 2010-2011, et marque ainsi son 54e but en 50 matches cette saison toutes compétitions confondues (moyenne: 1,08 but par match).
S’il est encore distancé par Messi sur le plan statistique (63 buts en 54 matches, moyenne: 1,16), avec lequel aucun regard ne fut échangé lors de la poignée de mains d’avant-match, il a marqué le but qu’il fallait.
Les Catalans venaient d’égaliser par Sanchez, à peine entré en jeu et qui profitait d’un coup de « billard » pour tromper Casillas de prêt (70e). Sur une contre-attaque, Özil, collé à la ligne de touche droite, alertait Ronaldo qui prenait de vitesse Mascherano et battait Valdes d’une balle piquée (73e).
« Calmez-vous, calmez-vous! », semble alors dire le N.7 madrilène à l’adresse du public du Camp Nou en célébrant son but d’un geste des mains. Une manière de prendre sa revanche sur une équipe qui l’a souvent annihilé, et sur un Messi qui s’obstinait à rafler tous les titres possibles et trois Ballons d’Or d’affilée, quand lui-même devait se contenter d’accessits avec son Real et sur le plan personnel depuis le Ballon d’Or décroché en 2008.
Ronaldo a surgi alors qu’il s’était montré plutôt discret auparavant, sans pour autant démériter, notamment sur le plan du combat. Il livre ainsi un duel acharné avec Puyol, qui dévie de l’épaule sa tête sur un corner, dégagée par Valdés d’une claquette (4e).
Le déchet de Messi
Excentré côté gauche et servi par Benzema, il tente aussi une frappe qui file en touche (21e) ou frôle le carton jaune quand il part seul dans l’axe pour contourner Valdes et marquer dans le but vide, alors que l’arbitre le signale hors-jeu (53e). Dans le temps additionnel, il tire aussi un coup franc dans les tribunes et manque de peu le 3-1 sur un centre tendu (90e+4).
Le Portugais avait déjà marqué le but décisif lors de l’unique clasico remporté par le Real depuis la prise de fonctions de Jose Mourinho en 2010, lors de la finale de la Coupe d’Espagne (1-0 a.p.) la saison dernière. Un but qui valait un titre, comme sans doute celui de samedi.
Messi en revanche, bien que plus présent dans le coeur du jeu, a failli. L’Argentin ne s’est procuré aucune occasion nette, souvent cerné par trois ou quatre cerbères dont les rugueux Pepe et Xabi Alonso, et ses rares frappes au but furent contrées.
Il est bien à l’origine de la meilleure occasion du Barça avec une ouverture pour Xavi qui perd son duel avec Casillas (27e), puis de l’égalisation par une percée plein axe.
Mais le génie argentin, auteur de 13 buts dans ses clasicos, s’est curieusement davantage distingué par un déchet technique inhabituel, comme s’il était inhibé. Coup franc dans le mur (13e), ballon en profondeur directement sur Casillas (24e) ou dans le dos d’Alves à contre-temps (32e)… Sa faute sur Pepe (57e) mettait en évidence l’état de perdition du N.10 blaugrana, décontenancé, égaré sous la pluie battante. Comme liquéfié.
AFP
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