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Par Douby Jean
Dans la note que la Fédération Haïtienne de Football avait publié la semaine dernière, elle avait annoncé qu’il y aura des playoffs pour finalement connaître le nom des deux formations qui complèteront la liste des pensionnaires en élite nationale la saison prochaine. Et hier, les 16 équipes ont connu l’idendité de leurs adversaires pour cette phase spéciale.
Le football haïtien n’a pas connu une bonne année vu qu’il a été comme d’autres secteurs, affecté par les mouvements de protestations à répétition qui dominaient les débats. Dans l’obligation d’ajouter son mot sur ce dossier, la FHF a mis un terme à la saison de D1 et annoncé une phase de playoffs pour les formations de deuxième division.
Ainsi, les 4 premières équipes de chaque zone ont décroché leur billet pour ce nouveau tour. Les groupes ont été constitués. Un total de 16 rivaux repartis en 4 poules de 4 vont tenter de mettre la main sur les deux tickets disponibles. Ce sera la crème des crèmes qui montera sur la scène.
Pour les conccurrents des groupes Nord I et Nord II, le siège sera le parc Levelt et ceux des groupe Sud I et Sud II, ce sera le stade national Sylvio Cator. Une équipe par groupe s’envolera vers les demi-finales et les deux finalistes auront leur attestation pour la D1 l’an prochain.
Les 16 équipes:
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Par Gary Eliézer
Depuis son arrivée à l’En Avant Guiguamp en début de saison, l’attaquant international haïtien, Frantzdy Pierrot (17 capes, 7 buts) ne cesse d’augmenter sa cote en marquant quasiment à chaque match pour son club, il se voit figurer dans plusieurs equipe-type de la journée en Ligue 2 par plusieurs médias maintenant c’est autour du site Maligue2 de le placer dans le onze des révélations à la mi-saison 2019-2020.
7 buts, une passe décisive en 15 matchs en une durée de 1115 minutes, c’est l’impression visuelle laissée par le Lukaku haïtien, actuel 7e meilleur buteur de la Ligue 2 pour cette mi-saison où EA Guiguamp est placé en 8e position (27 points) avec la meilleure attaque du championnat (32 buts en 19 rencontres).
En parallèle du onze initial, paru lundi sans la présence d’aucun joueur haïtien, le site MaLigue2 a ainsi publié l’équipe type des révélations du championnat et les performances de Frantzdy Pierrot ont été mises en lumière avec une place parmi les 3 attaquants dans un système de 3-4-3.
Le longiligne de 24 ans est accompagné devant par l’Autrichien de Clermont, Adrian Grbic et Ugo Bonnet, meilleur buteur de Rodez.
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Par Christian Bendy Calixte
Le natif des Gonaîves, Chedlet Delva laissera le pays ce jeudi 25 décembre pour rejoindre les Etats-Unis pour un bon moment, en effet, le jeune joueur de 17 ans bénéficie d’une bourse complète afin de poursuivre ses études.
Le fruit d’un accord trouvé par la Féderation Haïtienne de Basketball (FHB) et « Desales School », école américaine, située à Louisville dans l’Etat de Kentucky. Après Hans Riché, Chedlet Delva sera le second à bénéficier des démarches de la FHB.
Le joueur mesurant 2m08 aura la chance de débuter une nouvelle carrière de Basketball scolaire puisqu’il va intégrer l’ équipe de basket de cette école, une première pour ce dernier qui évoluait jusqu’a date au Collège Oswald Durand des Gonaïves.
À noter, Chedlet a representé le pays a plusieurs reprises dans divers camps internationaux, tels que la phase finale de la NBA Digicel Jump Start aux Etats
-Unis, il avait eu le privilège de visiter les installations de la NBA, il avait participé également au camp d’élite de la FIBA à Porto Rico. À seulement 17 ans, Chedlet ne cesse d’acquerir que de bonnes expériences qui l’aidera sans doute à faire un bon début dans le haut niveau. Peut-être le nouveau Skal Labissière.
Par Gary Eliézer
La sélection haïtienne féminine de football amputé, entraînée par Marie Sofonie Louis, disputera du 8 au 19 janvier 2020, un tournoi d’exhibition en République Dominicaine en son honneur dans lequel les joueuses haïtiennes auront à montrer leur talent face aux Dominicaines dans plusieurs catégories et plusieurs villes différentes. L’Association Haïtienne de Football Amputé (AHFA), qui a un budget de 3 millions de gourdes, attend de l’aide en vue d’une bonne participation.
Après avoir marqué l’année 2019 en faisant son apparition sur la scène internationale, l’équipe haïtienne féminine des amputés aura une nouvelle vitrine qui s’ouvrira à elle. Les Grenadières prendront la direction de la République Dominicaine au début de l’année dans le but de promouvoir ce sport, et surtout la femme mais aussi pour préparer une compétition qui se tiendra aux Etats-Unis au mois de mai.

[/media-credit] Marie Sofonie Louis
Accompagnée autour d’une table d’une équipe solide composée de l’ancienne gloire, Ernst Jean-Baptiste « Ze Nono », Dominique Walestor Joseph qui fait la liaison entre les deux pays, l’entraineuse de cette sélection, Marie Sofonie Louis a fait le point ce lundi à Backyard : « D’abord, nous voulons remercier la Fédération Haïtienne de Football (FHF) qui a accepté de mettre à notre disposition le Centre FIFA Goal pour l’entrainement de l’équipe, mais a part de cela, nous n’avons reçu aucun support, Nous espérons avoir l’aide de l’Etat haïtien pour participer à ce tournoi car notre budget est de 3 millions de gourdes. Prezidan Jovenel nou tande w’ap bay ti rès, nou pat vle ti rès, men si se sa’w genyen, fè nou kado yon bis pou fè transpò nou pi fasil. »
Noter que, la sélection haïtienne devra laisser le sol dessalinien le 8 janvier avant d’entamer les matchs à partir du 10 et doit retourner au pays le 19.
Les joueuses de cette sélection :
Gardiennes : Wideline Cheremy, Nancy Garnier, Ansyse Denestant.
Défenseurs: Clergena Cineas, Rosemen Jean, Christella Pierre, Lovely Borgard.
Milieux : Jennifer Alexis, Rose Martha Civil, Dina Saintade, Barbienka Seide.
Attaquantes : Mikerlange Rousseau, Sainte Rose Joseph.
Le jeune défenseur haïtien, Denso Ulysse, vient de s’engager avec l’Inter Miami FC. C’est ce que vient de communiquer le club en question sur Twitter ce lundi. Après avoir évolué pendant 3 saisons en USL, à Washington, avec la réserve de Seattle Sounders, le Grenadier de 21 ans débarque en Floride.
Bonne nouvelle pour Denso Ulysse ! Le jeune latéral droit haïtien vient de changer d’air. L’aventure du natif des Gonaïves au sein de Tacoma Defiance pend fin et fait place à une autre, peut-être, plus grandiose. Ce lundi, l’Inter Miami FC annonce qu’il a trouvé un accord avec l’ancien joueur du Real Hope du Cap-Haïtien et le prix de son acquisition s’élève à 150 000 Dollars US.
« Nous sommes heureux d’acquérir un joueur doté du potentiel de Denso dans notre équipe », a déclaré Paul McDonough, directeur sportif de l’Inter Miami CF avant d’ajouter.
« Il a eu un énorme succès dans la USL, et nous espérons qu’il continue dans cette trajectoire ascendante. »
Denso a porté les couleurs de Tacoma Defiance à 58 reprises en 3 saisons. C’est l’équipe réserve de Seattle Sounders FC, là où il a remporté les honneurs de l’USL All-League Second Team et a été nommé dans la liste des meilleurs joueurs en U20 en USL pour la saison 2018.
À noter, Denso a été appelé en équipe nationale des moins de 23 ans en juillet et en septembre dernier pour les qualifications des Jeux Olympiques au niveau de la CONCACAF
Tout comme son camarade Thibaud, Beyala Bernard a eu droit à des réprimandes de la part de ses parents. Elle fait toujours en sorte de les rassurer en les expliquant les bienfaits de ces disciplines : ‘’Je fais partie de plusieurs sélections de mon établissement vu que de très souvent on participe à des championnats interscolaires. Puisque je suis en classe terminale, d’habitude les cours se terminent tard et parfois, au lieu de rentrer à la maison, je prends part aux séances d’entrainement en vue d’être à point quand j’aurai à représenter le CAP à l’extérieur. Et ce qui fait que par moment, j’ai eu droit à des réprimandes de la part de mes parents. Mais, j’essaie toujours de les expliquer les multiples bienfaits de la pratique sportive.’’
Steeve Jeudy conclut que les parents sont contre à cause des blessures : ‘’Certaines fois, ils jouent le pessimiste vu qu’on est exposé à des accidents musculaires.’’
Beaucoup de jeunes de leur âge n’ont pas la possibilité de faire du sport en raison d’un manque d’infrastructure. Quelques-uns pensent qu’il n’est pas important de s’adonner à ce secteur. Toutefois, Gaëlle invite cette catégorie à essayer afin de découvrir les belles facettes des APS : » Essayez de pratiquer un sport. Au fil du temps, vous arriverez à tirer un profit. Donc, si vous ne le pratiquez pas, vous ne pourrez jamais découvrir ses bienfaits. Essayez ! Peut-être que vous tomberez sous le charme d’une discipline sportive qui vous permettra de faire des étincelles dans votre vie.’’
« Attardons-nous un peu sur le Brésil. La plupart des footballeurs qui se sont faits un nom dans ce milieu ont débuté dans des conditions inexplicables. Ils jouaient dans les rues avec des chaussures usées mais le talent était là. Donc, des clubs les ont encadrés et par la suite, ils ont explosé. Tout cela, c’est pour encourager à pratiquer le sport, à prendre à cœur cette activité car cela pourrait vous êtes très utile à l’avenir, » a ajouté Thibaud. Marcoly pense que ceux qui ont déjà intégré ce secteur doivent poursuivre l’aventure : ‘’Continuez de pratiquer le sport. Il peut vous apprendre un tas de chose notamment dans les sports collectifs, vous aurez la cohésion d’équipe, vous aiderez votre coéquipier lorsqu’il est dans le besoin. Quant au sport individuel, vous aimerez toujours marcher sur l’eau et à force de travailler, vous ferez certainement des exploits. »
Et si quelqu’un pense que le sport est réservé à la communauté masculine, Beyala n’est pas de cet avis : « Je ne suis pas une féministe (rire). Alors, je voulais ajouter que le sport est important dans la vie de chacun. Que vous soyez enfant, jeune, adulte, garçon ou fille. Il est vrai que les filles sont bercées par l’idée que les APS requièrent beaucoup de force et c’est Archi-faux. Certes, il y a parmi les activités sportives qui exigent l’usage de la force humaine mais qu’en est-il du mental ? Le sport n’est pas seulement réservé aux garçons mais à vous aussi les filles. »
Et Steeve croit que le sport pourrait aider à combattre le taux de la délinquance : « Si la délinquance gagne du terrain, le seul coupable n’est autre que notre société. Si les orphelins, les enfants qui n’ont pas les moyens adéquats pour s’inscrire à un club pouvaient pratiquer un sport, on aura une meilleure société. Cela pourrait constituer l’une des bases du changement tant souhaité à cause qu’elle favorise l’esprit collectif. Par ailleurs, il croit que le MJSAC ne joue pas vraiment son rôle : ‘’Le MJSAC est en partie responsable de ce manque d’intérêt pour le sport. Il se contente d’organiser les jeux scolaires mais sans structure, il ne met rien en place pour attirer le plus de jeune possible vers ce milieu.’’
FIN
Par AZ
La Fédération Haïtienne de Football ne va pas renouveler le contrat de deux ans du sélectionneur national, Marc Collat qui arrive à terme à la fin du mois de décembre courant selon une source digne de foi. L’annonce officielle sera connue sous peu.
Alors que son bail expire le 31 décembre 2019, Marc Collat qui devait savoir son sort peu avant la fin du mois de septembre est désormais sur un siège ejectable. En effet, le coach de 69 ans dont son nom faisait la une de l’actualité pour son si beau parcours à la précédente édition de la Gold Cup et à la Ligue des Nations de la CONCACAF n’aura pas vu la nouvelle année comme entraîneur de la sélection haïtienne. Toutefois, la FHF pense à garder son staff.
Si ses résultats ont été séduisants et appréciables aux yeux des dirigeants fédéraux, le problème économique d’ordre majeur qu’endure la FHF empêchera de répondre convenablement aux exigences faites par le technicien français et ce, après des négociations qui sont jusqu’à date très éloignées entre les deux parties et qui les mettent sur le chemin d’un autre divorce. Sa santé instable jouerait aussi son rôle dans l’affaire selon cette même source.
Entre autre, la Fédération Haïtienne de Football a déjà commencé par recenser des noms venus d’ailleurs pour le remplacer, nombreux sont ceux de la France. Cependant, l’instance suprême du football haïtien s’est donnée le désir de bien enquêter sur le successeur du coach à succès qu’est Marc Collat avant d’en choisir un, une façon de ne pas se piéger elle-même.
Marc Collat aura laissé un bilan plutôt correct de 9 victoires, 4 nuls et 6 revers; 37 buts pour et 24 contre, mais aussi des prestations remarquables à la tête de l’équipe haïtienne pour sa 2e version.
Ce serait absurde de parler du sport dans les écoles sans consulter les véritables concernés. Ceux pour qui cette matière a intégré le cursus scolaire, les élèves. Ce sont 5 ambassadeurs de la classe terminale (NS4) du Centre Alcibiade Pommayrac qui ont pris le soin de nous faire don de ce que le sport représente pour eux.
Pour Gaëlle Samantha Brutus (18 ans), le sport inculque aux élèves le sens de responsabilité : » C’est une activité qui permet aux jeunes de devenir des gens responsables. Quand vous êtes engagé au niveau sportif, vous devez faire tout votre possible pour respecter votre engagement. Grâce au sport, vous deviendrez une personne disciplinée, ce qui vous aidera tout au long de votre vie. » Quant à Rigmaël Thibaud (18 ans), le sport a le pouvoir de réunir des gens issus de différentes couches sociales : » Le sport c’est un concept qui réunit autour de lui un ensemble de personne de différentes catégories sociales. Quand ces personnes-là s’associent, elles forment une famille. C’est quelque chose de vraiment exceptionnel et l’un de ses bienfaits, c’est qu’il permet d’évacuer le stress. »
Marcoly Antoine Zéphyr (18 ans) nous parle plutôt de passion et mentionne au passage l’un des bienfaits du sport, c’est qu’il nous permet de rester en santé : » Le sport est avant tout une question de passion. Depuis l’école primaire, je m’adonne à ce secteur. Les activités sportives sont très importantes dans les établissements scolaires. Les responsables du Centre Alcibiade Pommayrac nous le répètent souvent, pour avoir un esprit sain il vous faut un corps sain. Cela nous permet de rester en santé. Quand on est passionné, ça devient plus qu’une activité physique. Parfois, même si on est super fatigué, on prend des heures supplémentaires pour faire du sport. On ne se préoccupe pas vraiment de notre corps mais plutôt du plaisir que cela procure.’’
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L’équipe féminine de football du Centre Alcibiade Pommayrac
Pour sa part, Beyala Ritchie Bernard (18 ans) voit le sport comme une éthique de vie : » D’entrée de jeu, je dois dire que je suis bénéficiaire d’un grand luxe, celui d’avoir des cours d’éducation physique et sportive à mon établissement scolaire. Rares sont les écoles ayant un espace de jeu. Le sport est un régulateur nous permettant de rester en bonne santé surtout qu’on extériorise des dépenses d’énergie. Il nous rend également solidaire, on a une bonne affinité avec ses partenaires.’’
Et Steeve Ruisdael Jeudy (19 ans) pense que cette activité n’est autre qu’un besoin : » C’est une discipline négligée par plusieurs entités dans le pays. Que ce soit les écoles et même l’état le traitent en parent pauvre. Cependant, il peut apparaître comme un besoin à cause de son importance. Ce n’est un secret pour personne que les différentes stratégies que nous ont enseignées nos moniteurs pour pouvoir sauter les obstacles pourront également nous servir tout au long de notre existence. De là étant, il développe chez nous la capacité de réflexion. Il nous aide à combattre la fatigue et à devenir plus résistant. »
Dans tout ce qu’on fait, on rencontre tous des difficultés de toutes sortes. Il est clair que plusieurs éléments peuvent servir de barrière à la pratique du sport, les parents arrivent en tête de liste. Á cause des contacts physiques surtout, ils craignent le pire pour leurs enfants dans un pays où avoir accès à des soins de santé restent un luxe. En dépit de tout, certains encouragent leurs enfants à faire du sport et d’autres sont totalement contre. À part cela, la fatigue et les défis à relever complètent la liste.
Gaëlle Brutus a le feu vert de ses parents à propos de la pratique des APS : « Mes parents ne sont pas contre la pratique du sport. Cependant, elle rencontre des difficultés qui pour elle résume la vie en soi. « Les miennes sont surtout les défis. Tout le temps, on doit se donner à fond pour pouvoir les relever. D’ailleurs c’est une leçon vitale. On a des défis et on fait les sacrifices adéquats pour sortir avec la tête haute. » Marcoly Antoine Zéphyr signale que les difficultés se résument en un mot, fatigue : « Qui dit sport, dit défi. Donc, la progression est un facteur essentiel. Vous devez faire mieux qu’hier. La fatigue est la principale difficulté que je rencontre vu qu’il y a une dépense d’énergie. »
Le tableau est plutôt différent chez Rigmaël Thibaud. Son père essaie souvent de le décourager mais ses propos ne produisent aucun effet sur lui : » Je suis en NS4 (terminale ou philo). Il arrive parfois que je rentre très tard à la maison à cause du sport. Donc, je dois faire le maximum d’effort possible pour gérer mon temps. Oui le sport est important, toutefois, je ne néglige pas les travaux scolaires. Certaines fois, mon père essaie de me déstabiliser en me laissant comprendre que le sport en Haïti ne peut m’être utile à grand-chose. Si j’avais laissé les flèches de mon père m’atteindre, c’est sûr que j’aurais déjà coupé les ponts avec les activités sportives. Au contraire, je me donne à fond, j’essaie toujours de me surpasser. Par ailleurs, il ne tarit pas d’éloge à l’endroit de ses moniteurs : ‘Je dois également saluer le travail impeccable de nos moniteurs qui ont pris le soin de nous inculquer tant de choses sur le sport. Sans cet établissement, je ne serais certainement pas un sportif de ce calibre.’’
En dehors des terrains de football, l’international haïtien Steeven Saba fait parler de lui. Ce samedi a eu lieu une belle activité à Drouillard où des enfants ont pu recevoir des cadeaux de la part du Grenadier avec le support de sa famille et de la compagnie « Le Flamengo Import Export S.A ».
Le partage, l’entraide, la solidarité: ce sont des valeurs porteuses de sens dans une communauté et qui inspirent énormément les gens en cette période de réjouissance. Pourquoi ne pas en profiter pour revenir à l’essentiel et poser des gestes simples qui réchaufferont le cœur de ceux qui en ont le plus besoin? En ce sens, Steeven Saba, milieu de terrain de la sélection haïtienne et du Violette AC, n’a pas loupé l’occasion de se faire remarquer.
Après qu’il a fait de l’année 2019 une réussite avec surtout ses bonnes performances en équipe nationale à la Gold Cup, Steeven Saba a choisi de se mettre dans la peau du Père Noël. Avec l’aide de sa famille, œuvrant à la compagnie « Le Flamengo Import Export S.A », le Grenadier a ravivé le coeur de plus de 1 500 enfants, ce samedi à Drouillard, lors d’un moment de partage et de joie. S’il est toujours entouré des siens, le joueur du Violette AC a vu Kako, le fameux publiciste et humoriste haïtien, lui venir en aide. Tout le monde a déjà une idée de l’amour de ce dernier pour les enfants.
À noter, des jouets, de la nouriture et d’autres cadeaux ont été distribués aux enfants, qui ne pouvaient qu’être heureux.
Par Douby Jean
Partout dans le monde, on fait l’éloge du sport en raison de ses multiples bienfaits. Pour certains, c’est grâce à ce canal qu’ils sont devenus des personnes riches et célèbres sans omettre bien entendu les sacrifices à consentir. Pour d’autres, c’est le véritable vecteur pour un divorce complet avec une modèle de vie peu enviable. Dans un pays où les écoles font face à une montagne de difficultés, le sport est-il le bienvenu dans cette sphère ?
Dans la ville de Jacmel, plus précisément à Lamandou se trouve un établissement scolaire de renom, le Centre Alcibiade Pommayrac. Toujours au top quand il s’agit des résultats académiques, cette école accorde une grande importance au sport. Une piste d’athlétisme en terre battue, un bac à sable pour le saut en longueur, un terrain de football et un autre terrain multisports pouvant servir à la fois pour la pratique du tennis, du handball, du basketball, du badminton et du volleyball, deux vestiaires et 5 moniteurs. Tout est bien agencé pour l’éducation physique et sportive de tous ceux qui le fréquentent.
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L’équipe féminine de handball du Centre Alcibiade Pommayrac
On était mardi 17 decembre. Il était 14 heures quand l’un des moniteurs en l’occurrence, Anis Frantzo venait de pratiquer le volleyball avec quelques élèves de la classe de 7e année fondamentale. L’aisance n’est pas encore là mais au fil des mois, ils prendront sérieusement du gallon et deviendront très habile. Après le cours, Anis a placé quelques mots au micro d’Haïti-Tempo concernant l’utilité du sport dans le milieu scolaire.
« Dans les établissements scolaires, les élèves découvrent de nouvelles APS (activités physiques et sportives) et cherchent à se familiariser avec leur mode de fonctionnement et les règles. Le sport est un élément capital. Il permet aux enfants de 8 à 9 ans de se développer de façon harmonieuse. Il permet aux élèves de se socialiser, de développer l’esprit d’équipe, de cultiver la tolérance et les apprend à être des gagnants, » nous a-t-il fait savoir.
Eduquer des jeunes sportivement n’a jamais été une tâche facile à remplir surtout quand on passe des théories à la phase pratique : ‘’Le sport n’est pas une matière classique comme les maths, la physique qu’on enseigne dans les salles de classe. On le pratique dans des espaces ouverts. Toujours dans la logique de l’apprentissage, l’élève doit maitriser le contenu pédagogique (les théories). La plupart maitrise bien cette partie mais les difficultés commencent dès qu’on passe à la phase pratique. Les enfants n’ayant pas cette aptitude sont ceux qui ne sont pas issus d’un environnement sportif. Mais au centre, nos élèves ont cette culture sportive car ils font du sport dès la maternelle,’’ a avancé monsieur Anis.
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L’équipe de basket du Centre Alcibiade Pommayrac
Par ailleurs, il a mis l’accent sur la question d’aptitude chez les filles qui posent problème quelques fois : ‘’Il y a des disciplines qui demandent plus d’aptitude que d’autres. C’est l’un des problèmes majeurs chez les filles. Et on vit dans une société ou plus d’un pense que le sport est strictement réservé aux garçons, même dans les milieux scolaires ce cas est flagrant. C’est à nous les moniteurs de les permettre de développer cette aptitude.’’
Concernant les différentes disciplines sportives enseignées à l’établissement ayant 43 ans d’existence, notre principale interlocuteur a précisé que les choix ont été faits en raison des infrastructures disponibles : ‘’Il y a une variété de sport, on pouvait faire la natation, le saut en longueur et autres mais tout dépend quasiment des infrastructures. On s’adapte donc à la réalité.’’
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