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Pour les éliminatoires du Mondial 2006, les chances pour que l’équipe haïtienne sénior soit éliminée par les Îles Turques-et-Caïques lors du premier tour étaient prohibitives, avant que les équipes ne jouent le premier match de cette double confrontation. Et ce 18 février 2004 à Orange Bowl Stadium devant 5 000 spectateurs, les Grenadiers avaient gagné (5-0) face aux Insulaires des Îles Turquoises avec un triplé de Johnny Descolines.
Pour entamer les qualifications de la Coupe du monde 2006 qui s’est déroulée en Allemagne, la sélection nationale dirigée par Fernando Clavijo avait affronté la minuscule colonie britannique, Turks and Caicos en terre américaine lors d’un premier où les 20 équipes les moins bien classées de la zone avaient disputé des matchs aller-retour pour déterminer les 10 qui allaient filer au tour suivant.
Avant cette double confrontation, les Grenadiers commençaient pourtant à cogiter, car la Jamaïque était l’adversaire à jouer 4 mois plus tard. Effectivement, les hommes de Fernando Clavijo qui recevaient le match ont réalisé une manita avec notamment trois buts de Johnny Descollines (43e, 45e et 50e), pourtant c’est Jean-Philippe Peguero qui déclenchait les hostilités dès la 6e minute de jeu et pour mettre fin à ce festival de buts, Watson Corriolan faisait aussi trembler les filets sur pénalty (71e). Il faut dire que Roosevelt Désir a distillé deux passes décisives à ses partenaires ce soir-là.
Haïti avait donc mis en échec une équipe de Turks and Caicos lente et morbide qui a galéré lors des trois qualifications de la Coupe du monde auxquelles elle a joué pour un score cumulatif de buts (19 encaissés et 0 marqué). Mais le sélectionneur des Insulaires des Îles turquoises à cette époque, Paul Crosbie, a bien jugé lorsqu’il sagissait de noter la performance de ses protégés en affirmant que la défaite (5-0) était une amélioration par rapport à celles reçues (8-0) et (6-0) contre Saint-Kitts-et-Nevis en 2000.
Pour sa part, L’entraîneur américain qui dirigeait les Grenadiers, Fernando Clavijo avait été soulagé et encouragé, mais a trouvé qu’il y avait trop d’occasions manquées.
« L’idée était de jouer notre jeu et nous avons livré du bon spectacle. L’un des problèmes que nous avons a été de concrétiser. Dans un jeu différent, vous n’aurez peut-être que quelques chances et vous devrez les saisir », a déclaré Clavijo avant d’ajouter:
“Nous sommes extrêmement heureux que les Haïtiens aient quelque chose à célébrer. Tout le bonheur que nous pouvons apporter est le bienvenu. Je suis extrêmement fier de ce groupe. Ce sont de vrais professionnels. Ils se sont concentrés sur tous les problèmes et sont sortis victorieux ce soir en livrant une bonne performance. »
À noter que c’est l’arbitre américain Kevin Stott qui avait dirigé la partie. Le match retour avait eu lieu 3 jours plus tard, toujours aux USA, et s’était soldé par une nouvelle victoire haïtienne (2-0) grâve à Roody Lormera (10e) et un but contre son camp de Lawrence Harvey (41e). Mais l’aventure allait s’arrêter pour les Haïtiens lors du 2e tour, quand le Jamaïcain Marlon Francis King, passé par Leeds United et Nottingham Forest, claquait un triplé à l’équipe nationale (3-0) le 20 juin 2004.
Par Gary Eliézer
La Fédération Haïtienne de Football a dévoilé ce jeudi à l’hotel Mariott, le calendrier de la saison 2020 du championnat national. Les 18 clubs qui sont sur la liste de départ sont désormais fixés malgré l’aspect sécuritaire.
L’exercice 2019 stoppé par la FHF se penchant sur les mouvements « peyi lock », ne considérant que les 20 journées déjà disputées avec comme en tête plus de relégation, ce de 2020 se pointe, une saison qu’ouvrira ses portes le 29 février au stade Sylvio Cator où les Cosmopolites affronteront le Cavaly. Le champion en titre, Arcahaie FC, débutera à domicile face à l’AS Mirebalais.
Néanmoins, l’un des premiers derbys se tiendra à la 4e journée avec le Real Hope qui recevra le Fica le 19 mars, la suite sera d’ailleurs rythmée avec le grand derby capois 3 jours plus tard pour la 5e levée, après, on verra plusieurs chocs en avril notamment le derby national le 12 avec le Racing Club Haïtien qui aura la chance de recevoir, et le 19 celui de Saint Marc où le Baltimore attendra le Tempête.
En ce qui à trait au trophée de la série d’ouverture, il faudra patienter jusqu’à 14 juin avec la finale retour vu que 4 jours plus tôt on aura le match aller. Noter que, la Série de clôture débutera le 16 août pour se terminer le 13 décembre, et le match champion des champions se jouera le 20.
Le calendrier de la première journée:
29 février:
Cosmopolites vs Cavaly
1er mars:
Arcahaie vs AS Mirebalais
Violette vs Juventus
Triomphe vs Réal Hope
Ouanaminthe vs AS Capoise
America vs Tempête
Fica vs Racing Club Haïtien
Don Bosco vs Racing FC
Baltimore vs USR
Par Douby Jean
Ce jeudi, à l’hôtel Marriot, la Fédération Haïtienne de Football a rendu public l’agenda de la nouvelle saison en élite nationale. Parralèllement, le climat est pourri à Port-au-Prince avec des révendications spontannées qui tendent à durer et sachant que la capitale relie plusieurs départements, n’y a-t-il rien à craindre ? Et si un nouveau lock était en ligne de mire ?
De nos jours, si on veut réaliser quelque chose en Haïti notamment dans la République de Port-au-Prince, il faut tout bonnement y coller un si, car l’incertitude se trouve au premier rang. Un bon matin, on se lève et on tombe sur des pneus enflammés. Quand les barricades ne sont pas dressées, c’est le kidnapping qui occupe la place en battant son plein. Les gens ont froid dans le dos.
D’habitude, les équipes ayant un long trajet à effectuer préfèrent voyager la nuit pour éviter moins d’embrouilles. Certaines d’entre elles sont malheureusement tombées dans les griffes des individus armés qui les ont dépouillés de tout leurs affaires. En dépit de cela, elles n’ont pas changé leur fusil d’épaule. Que faire ? Imaginons qu’une formation doit quitter les Cayes pour se rendre au Cap-Haïtien et sachant que les moyens économiques font défaut à cette dernière qui ne peut pas se payer le luxe de passer la nuit quelque part dans cette ville pour éviter de braver le danger des voyages nocturnes. La résignation lui frappe en plein visage.
Ajouter à cette situation de tension dans la capitale. Ça sent plus mauvais. Pour passer de la zone sud du pays à la zone nord, on doit obligatoirement passer par Port-au-Prince qui représente le centre du cercle. Et si ces vagues de protestation ne se terminent pas ? Ces équipes vont faire quoi ? D’ailleurs, malheur à ceux qui essayeront de traverser ces barricades qui, à travers la fumée des pneus dessine la frustation des non-priviligiés. On pourrait bien avoir des tas de matchs en retard et des voyages vains de certaines formations qui seront obligées de rebrousser chemin.
On se demande également qui va pouvoir assurer la sécurité des rencontres sachant que nous avons affaire à un désaccord au sein de la Police Nationale d’Haïti. Qui va pouvoir calmer quelques fans zélés qui croient fermement que la violence est une bonne option ?
Et les équipes de l’Ouest dans tout ça
Les principales victimes seront le Don Bosco, le Violette AC, le Racing CH ou encore les Cosmopolites. Bien avant cette situation chaotique, les supporters du vieux lion et de l’équipe de Delmas ne répondaient pas vraiment à l’appel et maintenant on devrait s’attendre à pire en raison de l’heure à laquelle les parties se tiennent au stade Sylvio Cator et la peur qui règne sur la ville.
Et pourtant, ce courant d’insécurité dont l’intensité augmente à une vitesse inexplicable va vraisemblablement avoir des conséquences néfastes en majeure partie sur les épiques dont le budget repose en majeure partie sur les recettes des matchs.
Tout compte fait, « Sezon sa ap move anpil ».
L’Impact de Montréal a dû composer sans l’international haïtien Steeven Saba, mercredi soir en terre costaricaine face à Deportivo Saprissa, lors du match aller des 8e de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF. Un début positif pour la troupe de Thierry Henry malgré le nul (2-2).
L’Impact est de retour en Ligue des champions. Mercredi soir, en 8e de finale aller, la formation de Montréal avait à affronter un club costaricain en l’occurence Deportivo Saprissa. Mais la grande communauté haïtienne au Canada se posait beaucoup de questions sur l’absence de Steeven Saba sur la feuille de match. Est-ce un choix du staff technique ou un problème personnel du Grenadier ? Il est important de se faire des films, mais il faut dire que le club de la MLS n’a pas déçu en terre costaricaine, vu ce qu’il a proposé en première mi-temps.
Le match a démarré sous les chapeaux de roue. C’est d’abord une erreur de l’équipe locale qui a permis à Bojan de décocher un tir qui a été bloqué, mais récupéré par Orji Okwonkwo qui a pu trouver le fond du filet, marquant ainsi un but important en faveur de l’Impact à la 12e minute de jeu. Les Montréalais, propulsés par l’avantage au tableau d’affichage, ont enclenché la machine pour doubler la mise quelques minutes plus tard. Encore Bojan à l’origine de l’action qui trouve Quioto avec un long ballon lobé, et ce dernier a ainsi décoché une frappe puissante, de quoi corser l’addition (2-0).
Si l’on pouvait ressentir le doute dans le jeu des visiteurs en première période malgré les deux buts inscrits, les joueurs du Deportivo Saprissa, eux, étaient revenus au jeu au retour des vestiaires avec un objectif clair, sachant bien que si le résultat restait tel quel, leurs chances de qualifications sept jours plus tard en territoire de l’adversaire s’avère compliquées. Les Costaricains ont réussi à percer la défense montréalaise à la 80e minute, lorsque Johan Venegas marque de la tête. Et à la 90e, une belle phase de jeu aboutissait à un autre but qui leur a permis d’égaliser (2-2) grâce à Rogriduez.
À noter, c’est un résultat un peu favorable pour l’Impact de Montréal qui va jouer à domicile le match retour au Stade olympique, mercredi prochain à 8 H 00 PM. Reste à savoir si le nom de Steeven Saba va figurer sur la liste des joueurs aptes à disputer cette rencontre.
Par Gary Eliézer
Comme pour le mois de novembre et de décembre, Haïti est donc restée à la 86e place au classement FIFA du février, paru ce jeudi. Les Grenadiers comptent également le même total de points: 1285.
Peu de matchs disputés, peu de changements aussi dans le classement établi par la Fédération Internationale de Football Association. Haïti préserve sa 86e position mondiale au même titre que son 10e rang à la CONCACAF. Le Top 10 reste inchangé. La Belgique est toujours en tête, suivie de la France et du Brésil. La plus belle performance est enregistrée par la Palestine qui se classe 103ème, alors qu’elle occupait la 106ème en décembre 2019.
C’est le Mexique (11e) qui domine toujours notre zone, les Etats-Unis et le Costa Rica, respectivement 22e et 46e complètent le podium. Dans le reste du classement, Aruba (200e mondiale ) a grappillé une place et Trinidad & Tobago a laissé filer son 104e rang pour régresser en 105e.
Noter que le prochain classement de la FIFA sera publié le 9 avril 2020.
Top 10 de la CONCACAF:
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Classement des 10 meilleures nations mondiales
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Par Douby Jean
Hier mercredi, le Don Bosco a déployé de grands efforts pour signer un succès (2-1) contre USNAMOH en match de pré-saison qui s’est déroulé au parc Sainte Thérèse.
En absence de 5 de ses pièces maîtresses : Eliader Dorlus, Kenley Dédé, Danley Jean-Jacques, Odilon Jérôme et Alan Jérôme en pleine préparation avec la sélection haïtienne olympique, le Don Bosco s’est imposé (2-1) grâce à des réalisations de Ronaldo Jean Marie et Bolensky Saintilus.
Il faut dire que le calendrier de la nouvelle saison en élite nationale sera publiée ce jeudi.
Ce mercredi soir à la Tucson Sun Cup, s’est déroulé un match intéressant entre le SC Columbus Crew et New York Red Bulls, au cours duquel les hostilités ont été déclenchées par Derrick Etienne Jr dès les premières secondes jeu. Contre NYRB son ancien club, l’international haïtien a marqué des points mais cela ne suffisait pour gagner au final (1-1).
C’est un moment de retrouvailles. Quelques semaines après que Derrick Etienne Jr les ait quittés, les Red Bulls de New York affrontaient le SC Columbus Crew qui a accepté de signer le Grenadier après l’expiration de son prêt à Cincinnati. Mercredi soir, il a eu la bénédiction de son entraineur en débutant contre une formation qui l’a vu grandir. L’ailier international haïtien en a profité pour faire parler de lui. 34 secondes après le coup de sifflet de départ, il a fait trembler les filets, de quoi aider son équipe à prendre l’avantage dans la partie (1-0). Ce score restait inchangé à la pause. En 2e période, les Red Bulls ont pris le contrôle du jeu et arraché le point du nul (1-1) grâce à Brian White à la 67e minute de jeu.
Il faut dire, Derrick Etienne doit continuer à impressionner s’il veut s’imposer et se faire une place dans le onze de Columbus pour la nouvelle saison de la MLS qui débutera dans quelques semaines.
Par Manesson Chery
Effectuant les derniers réglages en terre dominicaine en vue de débuter les éliminatoires de la Coupe du monde, la sélection haïtienne féminine des moins de 20 ans a étrillé la Jamaïque en amical (4-1) ce mercredi au proyecto Gol de San Cristobal.
Avec une Mirlène Dorcé au rendez-vous, auteure d’un doublé et Melchie Daelle Durmonay qui, était totalement sur le coup, les jeunes Grenadières ont dominé les reggae girls du début jusqu’à la fin, les protégées de Laurent Mortel ont ouvert le score à la 5e minute de jeu par Melchie sur coup-franc, et 8 minutes plus tard soit bien avant le premier quart d’heure, elles ont doublé la mise par Valentina Ormis suite à une contre-attaque bien orchestrée par Melchie Daelle Durmonay et Dalina Joseph (2-0). Score à la mi-temps.
Plusieurs changements opérés, les jeunes Grenadières gardent pourtant le même rythme en seconde période pour aggraver le score à la 49e minute de jeu par Mirlène Dorcé, cette dernière a profité d’un relâchement défensif des Jamaïcaines pour marquer à l’issue d’un corner à la rémoise et d’une pénétration dans la surface de Melchie encore une fois qui centre à ras de terre. Mirlène qui avait remplacé Valentina dans ce match, a réussi à mettre un nouveau pion, (4-0).
Les Grenadières ont encaissé un but à la fin du match mais, elles ont fini par l’emporter (4-1) aux dépens des Jamaïcaines qui préparent aussi cette dernière phase.
Heureux, les Wanderers qui évoluent en D1 canadienne ont annoncé la signature d’un international haïtien. Il s’agit du défenseur Jems Geffrard qui a paraphé un contrat, c’est ce qu’a publié le club en question sur son site officiel mardi.
Après avoir joué en USL et en D1 finlandaise, Jems Geffrard va tenter une nouvelle expérience, et cette fois, dans son pays natal au sein du FC Wanderers. Après avoir annoncé sa signature, la formation de la Premier League canadienne a publié une interview réalisée avec le Grenadier de 25 ans. Et ce dernier est déjà sous le charme de la ville où il va évoluer.
« J’ai entendu de grandes choses à propos d’Halifax. Les gens m’ont dit que c’est la meilleure ville de la Premier League canadienne parce que la foule et les fans sont incroyables et le terrain est magnifique », a-t-il déclaré.
L’entraîneur des Wanderers, Stephen Hart, considère le défenseur haïtien comme une signature clé qui apportera le sens du leadership à son équipe.
«C’est un joueur qui peut apporter son expérience à la ligne de fond et au vestiaire. Il a été exceptionnel pour Haïti », a déclaré Hart.
Né à Montréal, Jems Geffrard a commencé sa carrière à l’Académie de l’Impact à l’âge de 17 ans et y a joué pendant 4 ans, avant de signer un accord professionnel avec le FC Montréal dans la United Soccer League en 2015. Après une première saison en tant que pro, le Grenadier a été repéré par l’équipe finlandaise Ekenäs IF, où il a joué en 2017, réalisant son rêve de jouer en Europe. Là, sa carrière commençait à changer, et l’équipe nationale d’Haïti a choisi de le convoquer pour la première fois pour affronter le Japon.
Avec la sélection nationale, Jems a été chanceux l’été dernier. Le cours des choses lui a été favorable et il en a su profiter. Il a été l’un des meilleurs défenseurs de la Gold Cup 2019 où les Grenadiers ont réalisé une campagne sans précédent, remportant chaque match de groupe du tournoi contre le Costa Rica, le Nicaragua et les Bermudes, avant d’éliminer le Canada en quart de finale. Mais l’aventure s’arrêtait drôlement dans le dernier carré contre le Mexique. Cela a été une expérience énorme pour le longiligne défenseur.
« Pour moi, ce fut le point culminant de ma carrière jusqu’à présent, simplement en raison de l’intensité et de la mentalité gagnante que nous avons apportées en équipe. C’était le plus gros tournoi que j’avais joué et nous avons joué devant 64 000 personnes lors du match face au Mexique, donc c’était incroyable ».
Après la Gold Cup, l’arrière central gauche est revenu en Amérique du Nord pour jouer pour avec le FC Fresno dans le championnat USL, mais son temps de jeu au niveau du club a été limité. Il est maintenant prêt à faire partie de quelque chose de spécial à Halifax, où il vient de signer.
« Je veux juste apporter tout ce que j’ai appris avec ma mentalité de gagnant et je veux tout donner pour le club. Je suis prêt à faire sourire les gens et je pense que nous pouvons bien jouer et gagner cette année », a déclaré Geffrard.
À noter, la signature du Grenadier vient d’augmenter le nombre de joueurs qui seront désormais au camp d’entraînement pour la pré-saison des Wanderers en mars, soit 19.
Ce n’est un secret pour quiconque, les clubs à l’échelle internationale se tournent rarement vers Haïti pour détecter des talents. Ce pays n’a-t-il pas des joueurs ayant l’affinité technique de Ronaldinho ou de Neymar Junior, la vision d’Iniesta ou encore de Messi, des buteurs tranchant comme Cristiano Ronaldo ou du moins des milieux ayant la solidité de Casemiro ? À cette question, Marc-Daniel Saint-Ange, un agent sportif de nationalité haïtienne, nous livre ses impressions sur ce qui empêches aux fils de Dessalines de décrocher des contrats à l’étranger en grand nombre.
Après des études en sciences juridiques, Daniel s’est consacré au boulot d’agent notamment après s’être spécialisé en Gestion de droit et économie du sport : « Je suis Marc-Daniel Saint-Ange. J’ai effectué des études en sciences juridiques en France avec une spécialisation en Gestion de droit et économie du sport. Puisque j’ai obtenu une licence d’agent sportif avec la Fédération Française de Football depuis lors j’exerce ce métier que ce soit en France ou à l’étranger« , nous a-t-il dit.
Tout passe par un amour pour son pays natal car il s’est transformé en un pont permettant à des jeunes haïtiens d’obtenir des stages dans des clubs étrangers surtout en France : « Ainsi, j’ai commencé a exercé du côté de l’hexagone en aidant plusieurs jeunes joueurs haïtiens à décrocher des stages dans des clubs de ligue 1, de ligue 2 comme Peterson Joseph, Hérold Junior Charles.
Dans la foulée, Jeff Louis fut le premier à parapher un contrat : « Jeff Louis fut le premier joueur à avoir décroché un contrat parmi tous ceux que j’épaulais », a avancé Marc-Daniel Saint-Ange avant d’ajouter : « Je ne m’attendais pas à ce que tous les joueurs que j’ai permis d’avoir un essai puissent signer un contrat sinon je serai l’homme le plus heureux et le plus chanceux connaissant l’exigence des clubs étrangers. »
Que doit avoir un joueur haïtien pour réussir son essai ? Saint-Ange a surtout mis l’accent sur le talent et le mental de nos pépites qui pour lui deux points très importants : » La première chose que le joueur haïtien doit avoir, c’est le talent et pour attirer les convoitises, ce dernier doit être meilleur que tous ceux qui font partie du centre de formation du club en question. À l’étranger, on ne fait pas de cadeau et si vous arriviez à signer un bail, le club fait une projection sur vous dans 10 ans que ce soit sur le plan sportif ou financier.
En second lieu, le joueur doit être solide mentalement car il se retrouvera dans un cercle vraiment conccurentiel. Un tas de joueurs étrangers extrêmement ainsi que des Français super talentueux. Donc le jeune haïtien doit être au top physiquement et mentalement. »
Sachant que pour réaliser un rêve, il faut faire un tas de sacrifices. Daniel a pris le soin de conseiller aux jeunes qui veulent à tout prix réussir leur carrière de mettre en série travail et croyance : « Tout passe par le travail. C’est vraiment difficile de voir des clubs se rendre en Haïti pour puiser des talents. Ils ont tellement de talents sur place. En alliant, travail et foi, vous pouvez atteindre le sommet. Qui sait ? Un jour, on pourra être attiré par votre savoir-faire et à travers ce projet on pourra vous mettre à niveau pour vous permettre de filer tout droit vers la cincrétisation de votre rêve. »
Propos receuillis par Douby Jean
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