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Par Douby Jean
Au parc Notre Dame, l’équipe de Ouanaminthe a enregistré une nouvelle victoire. Elle a eu le dernier mot face au Real Hope FA, d’une courte tête hier dimanche (1-0) grâce à une réalisation de Woodjoly Minoche.
La phrase de préparation se poursuit pour les formations de l’élite du football national surtout à l’approche de l’ouverture de la Ligue Haïtienne de Football. Chaque participant essaie d’effectuer les derniers réglages avant de faire leur entrée en matière.
Les Rhinocéros ont traîné leurs bottes du côté de Ouanaminthe pour prendre les mesures des locaux. La rencontre a été très disputée. Plusieurs offensives ont été mal négociées. Mais, avant le coup de sifflet final Woodjoly Minoche a trouvé la faille et a offert la victoire aux Capitaines de la Frontière.
Après l’AS Capoise, le Réal Hope FA est la deuxième victime de Ouanaminthe FC durant cette pré-saison.
Chelsea Domond change d’air ! L’attaquante internationale haïtienne quitte l’Olympique de Marseille pour rejoindre l’EA Guingamp, où elle terminera la saison en prêt. Le club breton a officialisé son arrivée ce vendredi.
L’EAG frappe un joli coup sur le marché en attirant Domond, qui apportera sa vitesse, sa puissance et son sens du but à une équipe guingampaise ambitieuse, bien décidée à jouer les premiers rôles en Seconde Ligue.
« Rejoindre Guingamp est une étape importante dans ma carrière. J’ai hâte de porter les couleurs rouge et noir et de partager mon énergie avec l’équipe », a confié l’ancienne joueuse du Panathinaïkos.
La Grenadière, connue pour son flair offensif et sa capacité à faire la différence sur le front de l’attaque, devrait s’intégrer rapidement dans le collectif breton. Son objectif est clair : aider Guingamp à décrocher l’accession en Première Ligue Arkema la saison prochaine.
Avec Chelsea Domond dans ses rangs, l’EAG espère bien franchir un cap et retrouver les sommets. Une recrue prometteuse qui pourrait bien changer la donne en Bretagne.
La sélection haïtienne viens de boucler une longue préparation en vue de la Coupe du Monde Qatar 2025. Après une escale en Espagne, le staff prend désormais la direction de la terre d’accueil du Mondial U-17 pour officiellement débuter l’aventure.
Tout est dans la préparation. Cet adage s’adapte parfaitement à la situation de la sélection haïtienne. Déjà avant la dernière phase des qualifications, Eddy César et son staff ont mis l’accent sur une préparation soignée. Cet état d’esprit a permis aux petits Grenadiers d’arracher leur billet sans trop grandes difficultés.
La qualification en poche, Haïti a continué à se préparer à travers un stage en trois phases, dont la dernière qui vient d’être bouclée en Espagne. Désormais la sélection haïtienne est actuellement en route pour le Qatar, là où va se dérouler cette grande messe footballistique.
Les petits Grenadiers atterriront sous peu, avec l’envie d’en découdre une fois le Mondial U-17 lancé. L’Egypte, l’Angleterre et le Venezuela n’ont qu’à bien se tenir, “nou pral trase kata sou yo”.
La sélection haïtienne U17 s’est brillamment qualifiée pour la Coupe du Monde 2025, un exploit qui confirme la vitalité du foot en Haïti, surtout chez les jeunes. Les petits Grenadiers s’envoleront pour le Qatar avec la ferme conviction de faire mieux que leurs aînés et de décrocher la première victoire mondiale de l’histoire du pays.
Depuis des décennies, les sélections haïtiennes, toutes catégories confondues, ont souvent buté sur le même obstacle : la phase de groupes. Ni les séniors de 1974, ni les U17 de 2007 et 2019, ni encore les féminines U20 de 2018 et séniors de 2023 n’ont pu aller au-delà d’un petit point au Mondial.
Mais cette génération 2025, elle, refuse de se contenter d’exister. Elle veut compter, surprendre et inspirer. Derrière son énergie et son talent, se cache une volonté commune, qui est de changer le récit de notre sport roi.
Une préparation finale rigoureuse en Catalogne !
Après avoir obtenu leur billet qualificatif lors du dernier championnat de la CONCACAF, les jeunes Grenadiers ont entamé une préparation intensive en Jamaïque puis en Espagne, loin de Port-au-Prince mais plus proches de leurs rêves.
Sous la houlette du staff technique dirigé par Eddy César, le groupe a multiplié les séances de travail tactique et disputé deux matchs amicaux durant ces derniers jours face à des centres de formation en région catalane. Le nul face à Girona (1-1), entre autres, a permis de mesurer les progrès réalisés et d’évaluer la solidité de l’équipe.
Ces semaines de stage ont aussi renforcé l’unité du groupe et l’esprit de résilience, deux atouts essentiels pour affronter les grandes nations du macrocosme footballistique, comme l’Angleterre en poule dans quelques jours.
Ce sera un tournoi inédit cette année et plein de promesses. Du 3 au 27 novembre prochains, le Qatar accueillera la 20e édition du Mondial U17, avec un format inédit de 48 équipes. Haïti y participera pour la troisième fois de son histoire dans cette catégorie. Les matchs se disputeront au cœur du complexe Aspire Zone à Doha, un environnement moderne et propice à la performance.
Une génération d’espoir !
Les Grenadiers savent que la tâche sera ardue, mais pas impossible. L’objectif est clair : franchir un cap, offrir du jeu, et porter fièrement les couleurs bleu et rouge sur la scène mondiale. Le talent brut est là, l’envie aussi. Il ne reste plus qu’à laisser parler le cœur et le ballon.
Au-delà du résultat réalisé et attendu, cette sélection symbolise l’espoir d’un pays instable depuis plusieurs décennies, la foi en sa jeunesse et la persévérance d’un peuple qui continue de croire en ses rêves malgré les difficultés. Ces jeunes représentent plus qu’une équipe, ils sont le reflet d’une nation en quête de renaissance par le sport comme l’Allemagne de l’Ouest en 1954 ou encore le Brésil qui, par le foot, montre au monde un autre pays.
Si Emerson Laissé et ses coéquipiers parviennent à écrire une nouvelle page d’histoire, ce ne sera pas seulement une victoire pour le foot haïtien, mais pour toute la jeunesse du pays.
La FIFA a dévoilé ce jeudi « BOMA », une chouette emblématique qui sera la mascotte officielle de la Coupe du Monde U17 2025, prévue au Qatar du 3 au 27 novembre prochains, avec la participation de l’équipe nationale haïtienne.
À moins d’une semaine du coup d’envoi du tournoi, l’instance faîtière du football a présenté sa mascotte officielle, une chouette typique de la région. Selon le communiqué publié sur son site officiel, BOMA incarne le rôle essentiel, mais souvent négligé, du recruteur dans le développement des stars de demain.
Son nom, qui signifie « chouette » en arabe, rend également hommage au légendaire Velibor “Bora” Milutinović. Ancien joueur et entraîneur de renom, ce dernier a dirigé cinq sélections différentes lors de cinq éditions consécutives de la Coupe du monde entre 1986 et 2002, avant de contribuer de manière significative au développement du football qatarien en tant qu’entraîneur et recruteur.
Le tournoi se déroulera sur le complexe de l’Aspire Zone à Doha et accueillera 48 équipes pour la première fois dans l’histoire de la compétition. Les matchs de groupe et la phase finale auront lieu à Al Rayyan, tandis que la finale se tiendra au Stade Khalifa International.
Bryan Alcéus rebondit en Roumanie ! Le milieu de terrain haïtien s’est engagé il y a quelques jours avec le CSM Politehnica Iași, formation de D2 roumaine. Une belle opportunité pour le Grenadier de relancer sa carrière après plusieurs mois sans club.
Libre depuis le 1er juillet 2025, Alcéus avait rejoint le groupe de l’UNFP Football Club durant la pré-saison pour maintenir sa forme et se préparer à un nouveau challenge. Ses efforts ont porté leurs fruits. Le joueur de 29 ans a trouvé un nouveau point de chute dans un championnat qu’il connaît bien.
Alcéus n’en est pas à sa première expérience au pays de Gheorghe Hagi. Il a déjà porté les couleurs du Gaz Metan Mediaș entre 2020 et 2022, puis celles de l’Argeș Pitești lors de la saison 2022–2023.
Après des passages moins concluants en Azerbaïdjan, en Arménie et à Chypre, Bryan Alcéus espère retrouver de la stabilité et du temps de jeu au sein du CSM Politehnica Iași. Un nouveau départ pour un joueur combatif, toujours déterminé à tout donner sur le rectangle vert.
Depuis plusieurs années, la FHF confie ses équipes nationales à des sélectionneurs français. Sur le terrain, les résultats peinent à convaincre. La tactique souvent incohérente et les performances décevantes. Des noms comme Neveu, Délépine, Gonçalves, Calderon, jusqu’à Quignette et Migné, illustrent ce constat.
L’expérience ou encore la formation européenne est fréquemment mise en avant pour justifier les choix de la FHF. Mais elle ne garantit ni compétence ni succès dans un contexte différent. Il est évident qu’Haïti entretient des liens particuliers avec la France. La langue française, parlée dans certaines institutions et par de quelques acteurs du jeu, facilite parfois l’installation de ces coachs venus de l’Hexagone. Pourtant, cette proximité linguistique peut aussi cacher une dépendance problématique, où les talents locaux sont trop souvent écartés au profit de modèles étrangers jugés supérieurs.
Au-delà de ce contexte, plusieurs techniciens français ont montré des faiblesses tactiques notables. Ils sont conservateurs et optent parfois pour des compositions inadaptées, des stratégies peu cohérentes avec le profil des joueurs dans les grands rendez-vous. Sébastien Migné en a donné une illustration lors de la dernière Gold Cup et des qualifications pour la Coupe du monde récemment.
Il ne s’agit pas de rejeter toute collaboration internationale, mais de tirer les leçons des échecs récents. Haïti a besoin de sélectionneurs compétents, impliqués et capables de comprendre la réalité de notre sport roi. Chez les Grenadières, Nicolas Délépine les a menées au Mondial 2023 en Océanie, mais ses choix tactiques laissaient à désirer. Depuis, la situation stagne. À l’heure actuelle, Malou Quignette peine avec 9 matchs disputés, dont 5 défaites, 1 nul et seulement 3 victoires. Un bilan insuffisant lors des rencontres amicales, pas de quoi espérer de meilleurs résultats lors des prochaines échéances qualificatives pour le Mondial 2027 au Brésil.
Le futur du football haïtien ne se construira pas en important des techniciens venus de France. Pour progresser, il faut mettre en avant les talents locaux, former des entraîneurs capables de comprendre le terrain et d’y adapter leurs stratégies. Seule cette approche permettra d’espérer un vrai renouveau et des résultats durables.
Par Gary Eliézer
L’équipe haïtienne de basket 3×3 continue de franchir les étapes de son développement. Pour la première fois, Haïti a reçu une invitation officielle à la 3×3 Caribbean Cup, une occasion en or pour les jeunes talents du pays de se mesurer aux meilleures équipes de la région et prouver que la relève est bien là. Les Grenadiers s’apprêtent à représenter fièrement le drapeau bleu et rouge dans cette compétition.
Le basket haïtien ne cesse de faire parler de lui ! Le pays dessalinien est invité au 3×3 Caribbean Cup après sa participation annoncée à l’AmeriCup 3×3 au Mexique (27–30 novembre 2025). La Fédération Haïtienne de Basketball, en collaboration avec Comité olympique Haitien, confirme l’invitation d’Haïti à la première édition du 3×3 Caribbean Cup, prévue du 10 au 14 décembre 2025 aux Bahamas.
Haïti participera dans les deux catégories (masculine et féminine) avec ses sélections des moins de 23 ans. Noter que, l’événement comprendra également un camp de perfectionnement et des séminaires de formation pour arbitres et entraîneurs.
Parmi les nations invitées figurent des équipes comme: Trinité-et-Tobago, Jamaïque, Sainte-Lucie et les Îles Caïmans.
Par Merck’n Sley Suprême Jean-Pierre
La sélection haïtienne espère encore ramener dans ses rangs de bons éléments. Wilson Isidor, l’un des joueurs les plus attendus, est dans une forme exceptionnelle en Premier League. C’est intéressant, mais paradoxalement ce n’est pas tout à fait rassurant pour Haïti.
C’est une histoire connue de tous, et qui ne concerne pas seulement les sélections haïtiennes. Les sportifs ayant grandi dans des pays différents de leur origine, ont souvent du mal à se décider lorsqu’ils doivent choisir la nation à défendre. Ce choix est d’autant plus difficile quand l’une des sélections est une meilleure alternative sportive, mais que la convocation tarde à venir.
Ce qui explique par exemple que certains sportifs finissent par adopter la sélection à défendre assez tard dans leur carrière, quand il ne leur reste plus qu’une seule option. Plusieurs expatriés haïtiens sont passés par là. On peut citer les Wagneau Eloi, Hervé Bazile, et plus récemment, Jeanricner Bellegarde et Hannes Delcroix.
Mais même si ces joueurs peinent à se trouver une place au sein de leur premier choix sportif, ils sont tout de même de bons éléments. C’est ce qui explique les démarches de la Fédération Haïtienne de Football, pour tenter de les attirer en équipe nationale. Et pour l’instant, parmi ceux qui se trouvent dans les radars de la FHF, Wilson Isidor est l’un des plus clignotants.
L’attaquant qui est né et qui a grandi en France, évolue à Sunderland AFC en Premier League. Il est en train de faire un début de saison très intéressant. Le joueur de 25 ans est un titulaire, un élément clé de son équipe, avec déjà 4 buts inscrits en 9 matchs. Son équipe, les Black Cats, occupent même la quatrième place dans le championnat anglais.
Si Isidor n’a pas encore décidé de rejoindre Haïti, ce n’est pas parce qu’il n’a pas été approché. Mais l’ancien monégasque sait qu’il peut avoir une meilleure opportunité du côté de l’hexagone. Il est logiquement très intéressé par le pays qui l’a vu grandir, en l’occurrence la France, duquel il rêve une convocation, et pour lequel il a déjà joué en équipe de jeunes entre 2017 et 2019.
La mission est énorme, puisque les Bleus regorgent de talents, et en attaque, il ne manque pas de pions. Et si l’on considère uniquement son poste de prédilection, le numéro 9, Isidor est devancé par Ekitike, Marcus Thuram, Kolo Muani, et Jean-Philippe Mateta. A 8 mois de la coupe du monde, bousculer cette petite hiérarchie ou simplement se trouver une place, ce ne sera pas mince affaire.
Mais s’il parvient à garder sa forme exceptionnelle, en s’appuyant sur une bonne saison de Sunderland, tout reste possible. Et si le joueur le pense ainsi, le voir porter la tunique des Grenadiers ne sera pas pour tout de suite. Il peut même s’appuyer sur l’exemple de Mateta, qui a porté les couleurs françaises pour la première fois en octobre dernier à 28 ans, grâce à ses performances à Crystal Palace.
Alors oui, Haïti veut des renforts, les plus performants d’ailleurs. Car, quel serait l’intérêt d’attirer un joueur si sportivement il n’est pas à la hauteur des attentes? Mais c’est une réalité complexe, à double tranchant. Tant que le joueur se sent mieux armé et plus clinquant, il croit davantage pouvoir attirer l’équipe qui peut lui offrir beaucoup plus. Que cela soit en termes d’histoire, d’image et de palmarès.
Et pour cela, Haïti n’est certainement pas le meilleur choix possible. Toutefois, autant que les performances de Wilson Isidor peuvent le rapprocher de la France, le dénouement des matchs du mois de novembre peut aussi compter, si les Grenadiers parviennent à se tirer d’affaires. Avec une qualification pour le mondial, la sélection haïtienne se donnerait le meilleur argument possible pour attirer Wilson Isidor, et même d’autres talents.
Car quand les performances des joueurs pistés sont aussi bonnes que celles d’Isidor, les portes sont de moins en moins étroites, Haïti ne peut savoir si elle est du pôle de l’aimant qui attire, ou de celui qui repousse…
Ce mardi, la sélection haïtienne avait rendez-vous avec le Maroc à Casablanca, pour une rencontre amicale très intéressante sur le papier. Peu inspirées, les Grenadières se sont inclinées 3-0. Une défaite logique au vu de ce qu’elles ont proposé sur le terrain.
Après un match nul en février dernier (1-1), Haïtiennes et Marocaines se sont retrouvées à Casablanca pour un nouveau match amical. Malou Quignette a aligné un onze alléchant, avec la présence de Melchie Dumornay, de Batcheba Louis et de Nérilia Mondésir aux avant-postes. Mais tout ce beau monde n’a pas suffi pour arracher la victoire.
Face à une équipe haïtienne sans idées, le Maroc a logiquement pris les devants par le biais d’Imane Saoud à la 18e minute. Peu inspirées, les Grenadières n’ont pas su organiser leurs offensives, et sont rentrées aux vestiaires en étant menées au score.
Dès le début du deuxième acte, les Lionnes de l’Atlas ont doublé la marque. C’est Ghizlane Chebbak qui est venue inscrire le but du break (49e). Aux abois, la défense haïtienne a craqué une nouvelle fois à la 70e. Najat Badri a enfoncé le clou pour les siennes.
Malou Quignette a opéré quelques changements en fin de rencontre, la rentrée de Chelsea Domond a vivifié le secteur offensif des bleu et rouge, mais cela n’a pas suffi pour réduire le score. Haïti s’incline logiquement 3-0, et va devoir faire mieux lors des prochaines échéances.
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