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Par Gary Eliézer
L’entraîneur du Salvador, le Colombien, Hernán Darío “Bolillo” Gómez a suscité une vague d’indignation après la qualification de la sélection haïtienne pour le Mondial 2026, minimisant ainsi l’identité des Grenadiers, allant jusqu’à qualifier les joueurs haïtiens de “Français”, une déclaration perçue comme un profond manque de respect envers l’équipe nationale et la diaspora qui porte fièrement les couleurs du pays.
Le Salvador est éliminé, terminant à la dernière place du Groupe A avec seulement 3 points en 6 matchs. La dernière journée des éliminatoires était chaotique pour Bolilo Gomez avec une défaite (0-3) contre le Panama; mais en conférence de presse, le technicien colombien s’est présenté grossièrement en précisant d’entrée de jeu qu’il n’y était que par obligation.
À la question d’un journaliste de savoir s’il constatait un véritable progrès chez les équipes des îles des Caraïbes avec les qualifications directes de Curaçao et d’Haïti tandis que la Jamaïque et le Suriname joueront les barrages intercontinentaux, Bolillo a sèchement répondu : « Où as-tu vu que le football caribéen s’est amélioré ? »
Il a ensuite souligné, de manière critique, la construction des sélections caribéennes :« Les joueurs du Suriname ne connaissent même pas le Suriname. Les Haïtiens sont des Français. Les Pays-Bas auront trois équipes au Mondial : eux, le Suriname et Curaçao. On va voir si nous aussi on doit ramener des Allemands, » a dit celui qui, dans sa carrière n’a jamais gagné contre Haïti que ce soit comme entraîneur d’Equateur (1999-2004), Guatemala (2006-2008) et Panama (2014-2018).
Par Gary Eliézer
Dans un entretien accordé à L’Équipe, le portier haïtien, Johny Placide raconte la “libération” ressentie au coup de sifflet final contre le Nicaragua mardi soir. À 37 ans, le gardien réalise enfin le rêve qu’il poursuit depuis 2011 et offre à Haïti une qualification historique pour la Coupe du monde, un 18 novembre hautement symbolique.
« On avait cet objectif depuis le début et je savais qu’on avait une équipe capable de se qualifier au Mondial. J’ai décidé d’aller en sélection (en 2011) pour ça, pas pour siroter des cocktails au bord des plages. Et là, la qualification arrive à 37 ans, au dernier moment, donc elle est encore plus belle, » a-t-il relaté sur la question de ses sentiments qui l’a traversé après la validation du billet.
Placide (80 sélections) et 4 tentatives en éliminatoires, atteint enfin le Mondial et inscrit son nom dans l’histoire d’Haïti tout comme la génération dorée de 1974 qui avait foulé le sol allemand après un idem parcours en décembre 1973.
« On voulait marquer l’histoire. Il y a eu 1974, la première qualification d’Haïti, et on voulait faire partie de cette histoire. On avait aussi à coeur de se qualifier sur cette date du 18 novembre, par rapport à la bataille de Vertières (en 1803, date de la capitulation de l’armée française menant à l’indépendance d’Haïti six semaines plus tard). On sait ce que ça représente d’être Haïtiens, on voulait que les gens parlent de nous. »
Par Merck’n Sley Suprême Jean-Pierre
Haïti est parvenue à garder sa cage inviolée lors des deux derniers matchs des éliminatoires de la coupe du monde. C’est la seule fois que la sélection dirigée par Sébastien Mignée enregistre une telle performance tout au long de ces éliminatoires, et elle a porté ses fruits.
La défense haïtienne n’était pas parmi les plus solides durant cette campagne de qualification pour le mondial 2026. Avec 13 buts encaissés en 10 matchs, la bande à Sébastien Migné ne rassurait pas. La défaite face au Curaçao 5-1 au tour précédent, le match nul face au Costa-Rica 3-3 et la défaite 3-0 contre Honduras, sont autant de faits qui illustrent la fragilité défensive de cette équipe.
Et pourtant, les Grenadiers se sont redressés pile au bon moment, là où le rêve chéri depuis quatre ans semblait filer entre leurs doigts. D’abord avec Placide lui-même, dernier rempart impeccable face au Costa-Rica lors du match retour gagné 1-0 par Haïti. Le capitaine a sorti un match spectaculaire avec plusieurs arrêts décisifs. Il a également repoussé quelques tentatives nicaraguayennes lors de la dernière rencontre.
La paire Adé – Delcroix alignée en défense centrale a elle aussi fait le job, repoussant nombres tentatives adverses avec succès. Habituellement hésitante lors des relances, la défense haïtienne a commis beaucoup moins d’erreurs également. Les montées de Duke Lacroix et de Carlens Arcus, respectivement sur les flancs gauches et droits, n’ont pas empêché un repli défensif ordonné.
On ne parlera certainement pas d’une équipe solide, si l’on considère la quantité d’occasions concédées sur les deux matchs, mais cette équipe a le mérite d’avoir été solidaire sans le ballon. Le rôle des milieux comme Bellegarde, Leverton, Casimir et Danley (qui n’a pas joué contre Nicaragua), a été visible dans la couverture du terrain, dans la récupération et dans les différents duels.
Les attaquants eux aussi ont participé à la tâche défensive, à l’image de Pierrot qui gênait assez souvent les sorties de balle de ses adversaires. Un vrai travail d’équipe qui a fini par payer de l’or, puisque 52 ans plus tard, une délégation haïtienne ira brandir le bicolore dans les stades multiculturels de la coupe mondiale du sport roi.
Après 51 ans d’attente, les Grenadiers accomplissent un exploit historique en se qualifiant pour la Coupe du monde. Le contexte était loin d’être favorable, comme le souligne leur préparateur physique Alexandre Dellal dans L’Équipe.
En battant le Nicaragua (2-0) mardi, grâce à des buts de Deedson Louicius (9e) et Ruben Providence (45e+1), la sélection haïtienne décroche son ticket pour sa première Coupe du monde depuis 1974. Un succès monumental pour une équipe nationale obligée de jouer loin de chez elle à cause de la situation sécuritaire dans le pays, où les gangs font la loi.
« On a peu de moyens, on joue tous nos matches à l’extérieur et sur un synthétique, le décalage horaire de 8 heures pour la plupart de nos joueurs… C’est juste incroyable ce qu’on a réussi, en 13 rassemblements », a ajouté Alexandre Dellal.
222 ans après, Haïti envoie un nouveau signal fort au monde un 18 novembre. Comme le rappelait le capitaine Johny Placide, les joueurs voulaient se qualifier pour le Mondial à cette date symbolique. Ce jour restera à jamais gravé, rappelant la bataille de Vertières, quelques semaines avant l’indépendance, tout comme cette victoire mémorable contre les Pinoleros.
Par Douby Jean
La sélection haïtienne de football a consenti aux efforts nécessaires pour décrocher son billet pour le Mondial 2026. Pendant la célébration, certains Grenadiers en ont profité pour tirer la sonette d’alarme en lançant le message « Ouvè peyi a ».
Depuis tantôt 4 ans, le pays connaît des jours les uns les plus sombres que les autres. Avec la capitale contrôlée en majeure partie par les gangs. Cette situation a des répercussions sur le sport, de nombreux terrains sont situés dans des zones sous l’emprise de ces groupes armés, y compris le stade Sylvio Cator. Alors, nos clubs et nos diverses sélections sont obligés d’accepter leurs protagonistes en terres étrangères.
Le 18 novembre 2025, les Grenadiers avaient un grand saut à faire, tout donner sur le terrain pour non seulement réserver leur billet pour le Mondial mais aussi pour faire renaître la joie au sein de tout un peuple laissé à son sort. Les vidéos de la prise de parole de Duckens Nazon dans les vestiaires avant le dernier match face au Nicaragua montrent à quel point ils étaient déterminés pour y arriver : « Se Ayisyen nou ye, yo pa ka motivation pase nou. »
Puis, la fête a commencé. Don Deedson Louicius et Rubens Providence ont chacun planté un pion pour aider à Haïti à faire la différence (2-0) face au Nicaragua. Pourtant, le Honduras et le Costa Rica se sont quittés bons amis (0-0). Chaque minute dans ce match était importante et ce résultat était le scénario tant attendu. Les bleus et rouges ont mis leur devoir au propre, Haïti sera de la danse en 2026.
Après cette qualification historique, le pays entier était en liesse. Les Haïtiens ont foulé le macadam avec les bandes à pieds pour exprimer leur fierté bien que les villes sont plongées dans le noir, malgré l’insécurité qui ne cesse de battre son plein, malgré l’instabilité politique, malgré nos femmes et nos jeunes filles qui sont exposées à la violence, malgré tout.
Le sport a toujours et encore eu le pouvoir de faire parler d’Haïti de manière positive à l’échelle internationale. Nombreux sont les médias étrangers qui parlent de cette qualification historique.
Le meilleur scénario serait d’acceuillir les Héros de cette qualification dans la capitale du pays afin de leur témoigner notre reconnaissance, afin de célébrer avec eux. Mais cela reste au stade de rêve. L’état qui détient le monopole de la violence se fait limiter par les gangs. Les Grenadiers ne peuvent pas fouler un sol où règne l’incertitude.
Ce billet est le moment idéal pour demander aux autorités de s’impliquer activement pour débloquer les routes, permettre aux gens vivants dans les abris provisoires de regagner leur domicile, permettre à la sélection nationale de refouler la pelouse du stade Sylvio Cator et de jouer face à son public.
Le hashtag #ouvèpeyia est le cri du coeur des Grenadiers, des médias haïtiens, des supporters. C’est le cri de nous tous.
Ce jeudi, le tirage au sort des barrages intercontinentaux de la Coupe du Monde 2026 avait lieu à Zurich. La Jamaïque et le Suriname, les deux représentants de la Concacaf, connaissent désormais leurs futurs adversaires.
Les éliminatoires de la zone Concacaf se sont achevées ce mardi 18 novembre 2025, avec les qualifications historiques du Curaçao et d’Haïti, sans oublier le Panama qui a lui aussi décroché son billet pour le Mondial 2026. Ayant terminé meilleurs deuxièmes, le Suriname et la Jamaïque vont disputer les barrages intercontinentaux, et ils sont désormais fixés sur les nations qu’ils vont affronter en mars prochain.
À travers le tirage au sort qui a eu lieu en Suisse, toutes les équipes concernées sont fixées, avec un format débutant en demi-finales. La Jamaïque va affronter le représentant de la zone Océanie en demies, à savoir la Nouvelle Calédonie. Le vainqueur de cette rencontre jouera en finale contre la République Démocratique du Congo.
Quant au Suriname, c’est la Bolivie qui se dresse sur son chemin en demi-finale. L’équipe qui sortira vainqueur croisera l’Irak en finale. C’est après ces duels épiques qu’on saura quelles nations ont mis la main sur les deux billets distribués lors de ces barrages intercontinentaux.
À rappeler que ces rencontres auront lieu du 23 au 31 mars 2026. Que les meilleures gagnent.
Par Gary Eliézer
« Pourquoi pas un Canada-Haïti à Montréal avant le Mondial? » c’est la question qui a été posée par le Canadien d’origine haïtienne, Patrice Bernier, ancien joueur de la sélection nord-américaine, aujourd’hui commentateur pour la RDS. L’ex-international, attaché à ses racines haïtiennes, a relancé l’idée d’un prestigieux affrontement entre les deux pays en terre montréalaise après la journée d’hier.
Aors que le Canada est déjà qualifié d’office pour la Coupe du monde 2026 en tant que pays organisateur et Haïti, fraîchement validée pour ce Mondial et très suivie par sa diaspora canadienne, Patrice Bernier qui analysait la rencontre amicale Canada–Venezuela pour RDS, a trouvé que les coéquipiers de Frantzdy Pierrot serait un bon adversaire pour les Rouge.
« J’ai grandi avec les histoires de l’équipe de 1974. C’est une sélection qui est légendaire dans l’histoire du football haïtien. Mais l’équipe actuelle va entrer dans une nouvelle histoire, plus récente. On sait tous que l’avantage à domicile, c’est utile. Le fait qu’ils ont dû se déplacer, ça démontre le caractère de ce groupe-là et sa volonté. L’équipe a monté en puissance, » raconte Bernier avant d’expliquer comment il était facile pour lui de choisir le Canada au détriment d’Haïti.
« L’équipe nationale d’Haïti a un contexte vraiment différent aujourd’hui. Elle est beaucoup plus compétitive. À l’époque, quand je commençais avec l’équipe canadienne, l’équipe haïtienne n’était pas ce qu’elle est maintenant et elle n’avait pas toute cette diaspora de joueurs qui jouent à l’étranger et qui ramènent une force de qualité. Maintenant, le Patrice Bernier de 2025, s’il devait faire un choix, ç’aurait peut-être été plus difficile, » reconnaît l’ancien joueur né sur le territoire canadien de parents haïtien
« Deux équipes d’une même zone continentale ne peuvent se retrouver dans le même groupe, hormis les sélections européennes. Conséquemment, le chemin d’Haïti et du Canada ne pourrait se croiser que dans la phase à élimination directe, mais ce serait quand même un peu spectaculaire si le Canada affrontait Haïti à la Coupe du monde. Alors puisque les deux équipes ne peuvent s’affronter au premier tour, elles pourraient déjà songer à organiser un match amical entre les deux nations lors de l’une ou l’autre des fenêtres internationales restantes d’ici le coup d’envoi, le 11 juin prochain, » conclut-il.
Reste à savoir si cette idée va devenir une réalité pour le Canada.
Patrice Bernier a connu une carrière exceptionnelle de 18 saisons pendant lesquelles il a laissé sa marque au Danemark, en Norvège, en Allemagne, mais surtout, à Montréal. l’ex-milieu de terrain a été intronisé au Temple de la renommée du football canadien,
Par Merck’n Sley Suprême Jean-Pierre
A l’issue de la qualification de la sélection haïtienne pour la Coupe du monde 2026, le sélectionneur Sébastien Migné a fait part de ses intentions de se rendre en Haïti afin de voir à l’œuvre les joueurs locaux.
Haïti va retrouver la coupe du monde 52 ans plus tard, après la première participation en 1974. Un exploit qui porte la marque des joueurs évoluant à l’étranger. Une situation qui s’explique en partie par un manque de régularité dans l’organisation du championnat national depuis quelques années.
Mais malgré cela, le technicien français veut sonder les footballeurs évoluant en Haïti avant de composer sa liste finale pour le mondial. À 53 ans, l’homme qui vient de marquer une belle page de l’histoire du football haïtien n’a pourtant jamais mis les pieds dans le pays dont il dirige la sélection depuis le 8 mars 2024. Mais il compte bien s’y rendre prochainement.
Dans une déclaration après la victoire historique face au Nicaragua 2-0, il a déclaré : “Je pense qu’il sera nécessaire avant le rassemblement du mois de mars d’aller en Haïti pour essayer de voir ce qu’ils font localement. Avec les joueurs locaux, c’est un message que j’envoie, il y aura une liste de 26 joueurs, à eux de montrer des choses. »
Cette annonce pourrait donc allumer la torche de l’espoir pour des centaines de joueurs haïtiens qui, en dépit de la conjoncture peu favorable, continuent de pratiquer leur sport favori quand ils en ont la possibilité. Ce serait une heureuse occasion pour ceux qui rêvent de défendre les couleurs de leur pays, et ce, dans la plus prestigieuse des compétitions.
En attendant d’y arriver et de savoir si effectivement le sélectionneur et son staff feront ce voyage, rappelons que le championnat national devient désormais la Ligue Haïtienne de Football. Fraîchement sortie de son cocon, la LHF se veut professionnelle et prévoit en plus de la D1, deux autres divisions pour le foot masculin, avec une ligue féminine institutionnalisée.
Débutée le 8 novembre dernier, deux journées ont déjà été disputées avec une répartition en deux groupes, zone Nord et zone Sud pour faciliter les déplacements entre les équipes, eu égard à la situation sécuritaire.
Par Gary Eliézer
C’est une page d’histoire qui se tourne pour le football haïtien : grâce à une victoire 2–0 sur le Nicaragua mardi soir à Curaçao, les Grenadiers décrochent leur billet pour la Coupe du monde 2026, mettant fin à une absence de 52 ans. Le peuple haïtien avait cruellement besoin d’un tel exploit pour renouer avec l’espoir d’un avenir meilleur. Une campagne réussie pour la bande à Sébastien Migné qui demande u retour sur le bilan en chiffres durant toute la campagne éliminatoire.
Pendant cette série de qualification, la sélection haïtienne a disputé 10 matchs en deux phases avec un premier tour joué entre 6 juin 2024 et 10 juin 2025 où les Grenadiers ont affronté Aruba, Curaçao, Sainte Lucie et Barbade avant de passer à cette dernière étape qu’on connait tous avec des rencontres face à Nicaragua, Honduras et Costa Rica.
34 joueurs utilisés
Au total, Sébastien Migné a utilisé 34 joueurs différents pendant les éliminatoires. Un chiffre qui montre comment le technicien français est ouvert aux changements. L’homme de 52 ans a offert leur première cape à plusieurs jeunes dont Jean-Ricner Bellegarde, Josué Casimir et Hannes Delcroix qui pourront devenir des cadres pendant la Coupe du monde 2026. Les résultats parlent pour ces Grenadiers qui s’imposent dès leur premier match.
Des défenseurs perméables
En encaissant 13 buts en 10 matchs, l’équipe d’Haïti ne s’est pas montrée trop solide dans son groupe. C’est pour cela que la majorité de des joueurs utilisés par Migné sont dans la ligne défensive: 3 gardiens (Placide, Alexandre et Duverger) et 11 défenseurs dont 4 centraux même si entre autres, Adé et Duverne reste la paire préférée.
Un parcours 10/10
Il y a des joueurs qui étaient toujours présents dans les 10 rencontres du onze national. Il s’agit de Ricardo Adé, Duckens Nazon, Frantzdy Pierrot et Don Deedson Louicius. Tous les 4 ont pris part à tous les matchs de qualifications. Derrière, avec 9 matches joués, on retrouve Carlens Arcus, Leverton Pierre et Danley Jean-Jacques.
Des passages éclairs
A l’opposé des joueurs les plus utilisés, on retrouve 7 joueurs qui n’ont joué qu’un seul match certains, des poussières de minutes le cas de Keeto Thermoncy, entré à la 90+4 lors du match aller contre le Nicaragua (3-0). Dans la liste, on retrouve: Pierre Alexandre, Josué Duverger, Bryan Labissiere, Dany Jean, Wilguens Pauguin, François André Dulysse et Woobens Pacius.
Les meilleurs réalisateurs
L’équipe nationale a inscrit 20 buts et le meilleur buteur n’est autre que Duckens Nazon, auteur de 6 réalisations devant Don Deedson Louicius (4 buts), Danley Jean-Jacques, Frantzdy Pierrot et Ruben Providence ont marqué chacun 2 buts tandis que: Jean-Kévin Duverne, Duke Lacroix, Bryan Labissière et Mondy Prunier ont inscrit un seul but.
Une équipe Fair-play
En ce qui a trait au carton, les Grenadiers ont fait preuve de fair-play et de propreté en défense. Ils n’ont concédé aucun carton rouge durant ces dix matchs de qualification pour 15 cartons jaunes avec 4 pendant cette dernière journée contre le Nicaragua.
La sélection de Curaçao a validé son billet direct pour la Coupe du monde 2026 lors de la dernière journée des qualifications de la zone CONCACAF. Un moment historique pour ce territoire minuscule, désormais le plus petit jamais qualifié pour la plus grande compétition de football.
Après l’exploit d’Haïti, c’est sans doute l’histoire la plus incroyable de ces éliminatoires. Curaçao, petite île autonome rattachée au Royaume des Pays-Bas, fera partie des 48 équipes présentes lors du Mondial 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Un véritable conte de fées pour cette nation souvent méconnue.
Rien n’a freiné l’ascension de cette île des Caraïbes. Avec seulement 444 km² et 156 115 habitants, Curaçao devient officiellement la plus petite nation jamais qualifiée pour une Coupe du monde, détrônant l’Islande (350 000 habitants en 2018) qui détenait jusqu’ici ce record. La fierté locale a explosé : à Willemstad, la capitale, les terrasses se sont remplies en un instant, la musique a envahi les rues et la fête a duré toute la nuit.
Mais cette qualification n’a rien d’un miracle : elle est méritée. Les Curaciens ont dominé leur groupe et sont la seule équipe de la CONCACAF restée invaincue en éliminatoires. En dix (10) rencontres, ils ont enchaîné sept (7) victoires et trois (3) nuls. Le match nul décroché mardi à Kingston contre la Jamaïque (0-0) a scellé leur incroyable parcours.
À la tête de l’équipe, Dick Advocaat a réalisé une performance majuscule en très peu de temps. S’il reste en poste jusqu’à l’été 2026, l’ancien sélectionneur des Pays-Bas deviendra, à 78 ans, le plus âgé à diriger une équipe en Coupe du monde. Curaçao bat des records avant même de poser le pied sur la scène mondiale.
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